Un veto suédois sur le budget et le fonds de relance de l’UE est toujours possible

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STOCKHOLM

Fin de non recevoir sur le CFP et le fonds de relance ? Le Premier ministre suédois Stefan Löfven a déclaré mercredi 15 juillet qu’il espérait une résolution rapide des désaccords sur le Fonds de relance de l’UE et le prochain budget septennal. Toutefois, il n’a pas exclu un veto suédois. « Nous avons besoin d’un fonds de relance, oui. Il devrait être orienté vers les besoins réels et être fondé sur des prêts favorables et non sur des subventions », a déclaré Stefan Löfven aux journalistes, lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont l’intention, lors d’une visite de dernier recours, était de faire vaciller Stockholm. Avec l’Autriche, les Pays-Bas et le Danemark, la Suède est opposée aux subventions.

Stefan Löfven n’a pas exclu un veto suédois, mais a déclaré qu’il fallait être constructif. « On n’entre pas dans une négociation avec cette attitude, on entre dans une négociation pour essayer de trouver une solution », a-t-il dit. (Euractiv.com)

BERLIN

Fin de la parité sur les listes des partis de Thuringe ? Un tribunal de l’État oriental de Thuringe a déclaré que la règle consistant à alterner entre les candidats masculins et féminins sur les listes des partis violait la Constitution, à la suite d’une action en justice intentée par le parti d’extrême droite AfD. Le président du tribunal a fait valoir que la liberté de choix exigeait que les élections ne soient pas menées par la coercition et la pression de l’État. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

VIENNE

Encore un foyer de COVID-19 dans un abattoir. Dans la région de Basse-Autriche, un foyer d’infection de coronavirus a été identifié dans une usine de transformation de viande. Parmi les employés, 29 ont été testés positifs, et 40 tests sont encore en cours. Il s’agit du quatrième foyer de COVID-19 dans un abattoir autrichien ces dernières semaines et les partis d’opposition critiquent les conditions de travail en vigueur au sein de l’entreprise. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

PARIS

Les députés accordent leur confiance au nouveau Premier ministre.  Avec 345 voix pour, 177 votes contre et 43 abstentions, les parlementaires se sont exprimés en faveur de Jean Castex et de son gouvernement. Il a présenté son discours de politique générale avant d’être longuement interrogé par les députés. Celui-ci comporte plusieurs points majeurs, comme la mobilisation de plus de 20 milliards d’euros pour l’écologie, destinés notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il souhaite aussi présenter un projet de loi « contre les séparatismes », qui doit permettre d’« éviter que certains groupes ne se referment autour d’appartenances ethniques ou religieuses », et donc de renforcer la laïcité. (Anne Damiani, Euractiv France)

BRUXELLES

La Belgique « prête » à prendre des mesures plus strictes. La Belgique a reporté un nouvel assouplissement des règles sur les réunions sociales mercredi 15 juillet, après qu’une une hausse du nombre d’infections au COVID-19 a été constatée. La Première ministre Sophie Wilmès a déclaré, après une réunion du Conseil national de sécurité du pays, qu’elle ne pouvait pas exclure la réintroduction du confinement dans les zones les plus touchées.

Selon les experts de la santé, le taux de reproduction (R0) des infections au COVID-19 a de nouveau dépassé 1, indiquant que le virus se répand à nouveau de manière plus intense dans le pays. « Cela signifie que l’épidémie s’aggrave, se renforce, même si elle est encore limitée à l’heure actuelle », a-t-elle déclaré aux journalistes. « Mais ce n’est pas bon et nous suivons la situation de très près ». (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

LUXEMBOURG

Les restrictions liées au COVID-19 pourraient être renforcées. Alors que le Luxembourg a atteint 5 000 cas avérés de COVID-19 et a été étiqueté « orange » par la Belgique et l’Allemagne, le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a exprimé ses inquiétudes quant au fait que le Grand-Duché pourrait être confronté à une deuxième vague.

« Nous ne savons pas s’il s’agit d’une vaguelette ou d’une véritable seconde vague. La vague n’apparaît clairement que lorsqu’elle commence à se briser », a déclaré la ministre de la Santé, Paulette Lenert. Ce jeudi 16 juillet, le parlement votera une nouvelle loi sur le COVID-19. « Si des amendements sont nécessaires, nous les apporterons », a ajouté la ministre. (Anne Damiani, Euractiv France)

LONDRES

Boris Johnson perd la commission du renseignements. Le gouvernement de Boris Johnson a subi une défaite embarrassante mercredi 15 juillet, lorsque le candidat de son parti conservateur, Chris Grayling, a perdu contre son collègue du même parti, Julian Lewis, dans la course à la présidence de l’Intelligence and Security Committee (commission du renseignement et de la sécurité). Julian Lewis a été rapidement expulsé du parti parlementaire conservateur et accusé de conspiration avec les travaillistes, dans l’opposition.

La commission a pour mission d’enquêter sur les agences d’espionnage et de renseignement du Royaume-Uni et il est probable que Julian Lewis fasse pression sur Boris Johnson pour qu’il publie enfin un rapport différé sur l’ingérence russe dans la politique britannique. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

ROME

Giuseppe Conte souhaite que le Fonds de relance de l’UE soit adopté en juillet sans être édulcoré. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a présenté ses positions sur le Fonds de relance de l’UE à la Chambre des députés mercredi 15 juillet, stipulant dans une résolution que le fonds de relance de l’UE « Next Generation EU » devrait être disponible avant la fin de cette année. La proposition a obtenu une majorité et a par la suite été approuvée. (Alessandro Follis, Euractiv Italie)

LISBONNE

Inculpation de l’ancien PDG du Banco Espírito Santo. Ricardo Salgado, l’ancien PDG du Banco Espírito Santo (BES), a été inculpé de 65 chefs d’accusation, notamment d’association criminelle, de corruption, de détournement de fonds, de blanchiment d’argent et de fraude fiscale. Ceci marque la fin de l’enquête BES/GES, qui a duré six ans et dans le cadre de laquelle 18 personnes et sept entreprises ont été inculpées jusqu’à présent. (Cristina Cardoso, Lusa.pt)

VARSOVIE / LA HAYE

Les « zones sans LGBT » sous le feu des critiques. Les tribunaux polonais ont annulé deux des « zones sans LGBT » qui ont été instaurées par de nombreuses autorités locales dans toute la Pologne. Les juges ont estimé que ces zones violaient la Constitution, qui interdit la discrimination et exige l’égalité de traitement. Le bureau du commissaire polonais aux droits de l’homme, Adam Bodnar, qui a déposé les plaintes, a salué ces décisions comme étant sans précédent.

Au même moment, la ville néerlandaise de Nieuwegein a annoncé qu’elle mettait fin à son partenariat avec sa ville jumelle polonaise Puławy en raison de la « zone sans LGBT » qui y a été instaurée. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

BRATISLAVA

L’avortement à nouveau à l’ordre du jour. Dix-huit députés des partis au pouvoir (principalement OĽaNO) ont voté en faveur de deux projets de loi déposés par le parti néofasciste d’opposition ĽSNS restreignant considérablement l’accès à l’avortement, bien que ce vote aille à l’encontre de l’accord de coalition. Le parlement a cependant rejeté les deux projets de loi.

Cependant, un projet de loi déposé par des députés conservateurs, qui modifie également les conditions de l’avortement, a confortablement passé la rampe en première lecture au parlement au début de la semaine. Entre autres choses, les amendements prolongent la période de « rétractation » avant qu’un avortement puisse être pratiqué à 96 heures. (Zuzana Gabrižová, Euractiv Slovaquie)

SOFIA

Crise politique à Sofia. Le Premier ministre Boyko Borissov a renvoyé du gouvernement le ministre des Finances Vladislav Goranov, le ministre de l’Intérieur Mladen Marinov et le ministre de l’Économie Emil Karanikolov parce que leurs noms sont liés à l’homme d’affaires, magnat des médias et député Delyan Peevski.

Ceci intervient au septième jour des manifestations civiles de masse contre la corruption, qui ont pour but de protester contre le régime de Borissov et le procureur général Ivan Geshev. Le Premier ministre a annoncé que c’est le sommet européen des 17 et 18 juillet qui déciderait s’il devait démissionner. (Krassen Nikolov Euractiv Bulgarie)

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