Une nouvelle crise migratoire couve à la frontière russo-finlandaise

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HELSINKI

Tensions à l’Est ? A la frontière entre la Russie et la Finlande, une autre crise migratoire semble se profiler. En effet, le nombre de réfugiés qui tente d’entrer dans l’UE en franchissant la frontière de 1 340 km entre les deux pays ne cesse d’augmenter depuis 2016. Alors que tous les yeux sont tournés vers les Balkans et les régions du sud de l’Europe, la prochaine crise des frontières pourrait venir du nord.

Même si le nombre des arrivants est faible comparé à celui de la Méditerranée, les gardes-frontières des deux côtés font état d’une activité accrue. « La Finlande semble être privilégiée par rapport aux pays baltes. Parmi ceux qui tentent de s’y rendre, on trouve des citoyens russes, mais aussi des personnes originaires d’Afghanistan, d’Irak et d’Iran », a déclaré Markku Hassinen, le chef adjoint des gardes-frontières finlandais.

La Finlande a mis à jour ses plans sur la manière de faire face à une éventuelle augmentation du nombre de réfugiés en provenance de l’Est. Le pays compte 16 postes de garde-frontières et 18 postes de garde-côtes. Les systèmes de surveillance technique sont en cours d’amélioration.

Toutefois, en cas d’afflux importent, la Finlande ne serait pas en mesure de faire face. Pour l’instant, le pays continue de faire confiance à Frontex, l’Agence européenne des garde-frontières et des garde-côtes. (Pekka Vänttinen)

BERLIN

Solution en vue en Thuringe ? Die Linke (la gauche), les Verts et les sociaux-démocrates (SPD) ont rencontré les chrétiens-démocrates (CDU) dans la capitale du Land de Thuringe lundi 17 février, afin de discuter de la voie à suivre après la récente crise politique qui a agité le Land. Le 5 février, l’élection du ministre-président du Land de Thuringe avait déclenché l’indignation lorsque Thomas Kemmerich, du parti libéral FDP, avait été élu avec les voix de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), un parti d’extrême droite. Une première dans l’histoire allemande de l’après-guerre.

L’ancien ministre-président, Bodo Ramelow (Die Linke,) a proposé que Christine Lieberknecht (CDU), qui a servi avant lui de 2009 à 2014, prenne la tête du gouvernement de transition de l’État jusqu’à la tenue de nouvelles élections. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

LONDRES

Le parcours d’un partisan du Brexit. David Frost, le conseiller Europe du Premier ministre Boris Johnson, a expliqué pourquoi, de diplomate pro-UE, il était devenu eurosceptique, lors d’une conférence à l’Université libre de Bruxelles, le 18 février. Citant abondamment le philosophe conservateur du XVIIIe siècle Edmund Burke, David Frost a fait valoir que le Royaume-Uni n’avait jamais pleinement approuvé le rythme de l’intégration politique de l’UE et s’était retrouvé « comme un invité qui en a assez d’une fête et cherche un moyen de s’échapper ».

David Frost a également réaffirmé la préférence du gouvernement pour une relation fondée sur un accord de libre-échange avec l’UE, mais a insisté sur le fait que si l’UE « continuait à avoir des doutes », le Royaume-Uni pourrait modifier quelque peu sa position. « Nous sommes prêts à faire du commerce dans des conditions semblables à celles de l’Australie si nous ne pouvons pas conclure un accord de libre-échange de type canadien ». (Benjamin Fox, Euractiv.com)

VIENNE

Les députés européens des partis au pouvoir ne veulent pas de rabais. Le Chancelier Sebastian Kurz (ÖVP), avait demandé que les rabais existants pour les contributions de l’Autriche au budget de l’UE soient maintenus pour le cadre financier pluriannuel (CFP) qui est actuellement en cours de négociation. Toutefois, les députés européens de la coalition au pouvoir en Autriche, Othmar Karas (ÖVP) et Monika Vana (Verts), ainsi qu’Andreas Schieder (SPÖ), ont déclaré lors d’une conférence de presse qu’ils étaient favorables à la suppression de ces rabais. Othmar Karas a fait valoir que les rabais obtenus par les Britanniques dans les années 1980 « [avaient] été le début du Brexit », tandis que Monika Vana a déclaré que ces rabais étaient « injustes, manqu[aient] de solidarité et réduis[aient] la transparence du budget ». (Philipp Grüll Euractiv Allemagne)

MADRID

L’Espagne va adopter les taxes « Google » et « Tobin » au niveau national. Le gouvernement de coalition de gauche du PSOE et de Unidas Podemos approuvera ce mardi 18 février une taxe sur les transactions financières, ainsi qu’une autre sur les services numériques, ont déclaré des sources gouvernementales le 17 février. (Euroefe)

ROME

Se débarrasser du fantôme de Salvini. Le Président du Conseil italien, Giuseppe Conte, n’a pas encore réussi à réunir tous les partis au pouvoir pour réviser les deux « décrets Salvini » controversés contre l’immigration, malgré une réunion de coalition de trois heures consacrée à cette question. Ceux-ci avaient été adoptés par le gouvernement précédent. Les partis peinent à apporter des changements, car le Mouvement Cinq étoiles ne veut pas d’une révision radicale. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

ATHÈNES

Investissement dans l’énergie solaire en Macédoine occidentale. Les PDG de Greek Hellenic Petroleum et de l’allemand JUWI ont signé hier le plus gros investissement jamais réalisé dans le domaine de l’énergie solaire en Grèce qui, avec 204 MW, se trouve être également le quatrième plus important en Europe. Le projet vise à différencier le mix énergétique de la Grèce. (Théodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

PRAGUE

Mise en garde contre la taxe numérique. L’ambassadeur des États-Unis en République tchèque, Stephen B. King, a officiellement mis en garde les députés tchèques contre l’adoption de la proposition du gouvernement visant à introduire une taxe numérique de 7 % et a exhorté la République tchèque à attendre une réglementation commune de l’OCDE. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

SOFIA

Violence policière et inefficacité des organismes d’enquête. 48 % des décisions clés de la Cour européenne des droits de l’homme rendues dans des affaires contre la Bulgarie depuis 2009 sont toujours en attente. Il s’agit de 79 affaires qui mettent en évidence de graves problèmes dans la législation et la pratique bulgares mais qui n’ont pas encore été traitées, a déclaré le Comité Helsinki bulgare, une ONG de défense des droits de l’homme, en citant des données provenant d’une nouvelle plateforme internationale. La nouvelle plateforme précise que le plus grand nombre de cas en attente de traitement sont liés à la violence policière, à l’usage abusif de la force et à l’inefficacité des organes d’enquête. (dnevnik.bg)

BUCAREST

Théâtre politique. Les auditions parlementaires se poursuivent en Roumanie, poursuivant ainsi la mascarade qui consiste à nommer un gouvernement qui n’est pas souhaité par le parti qui l’a mis en place. Le Premier ministre désigné, Ludovic Orban, a proposé la même liste de ministres que celle du précédent gouvernement, qui a été limogé par le Parlement il y a deux semaines. Il a déclaré que son propre parti ne voterait pas pour le nouveau gouvernement. Le PNL de centre-droit veut des élections anticipées, et la seule façon d’y parvenir est de forcer le Parlement à refuser deux propositions de Premier ministre en moins de 60 jours. (Euractiv Roumanie)

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