Une période économique difficile s’annonce pour la France

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PARIS

L’automne sera rude pour la France, à l’image de cette année 2020, selon la dernière note de conjoncture de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Au vu de la forte recrudescence de cas de covid-19, « les prévisions pour la fin de l’année deviennent plus incertaines ». L’activité économique pourrait en effet repartir à la baisse à la suite des nouvelles mesures sanitaires, après le vif rebond observé lors du déconfinement (+ 16 % prévu au troisième trimestre, contre – 13,8 % au précédent).

Si, au quatrième trimestre, les services les plus touchés comme l’hôtellerie ou encore les activités de loisirs retrouvaient leur niveau d’activité de juin dernier, et l’investissement un niveau proche de celui du troisième trimestre, « le PIB resterait de 5 % en deçà de son niveau d’avant-crise » et la croissance, nulle. Pour l’ensemble de l’année, la prévision de contraction du PIB français reste de l’ordre de – 9 %, indique en outre l’Insee. Environ 840 000 emplois seraient perdus et selon ces projections le taux de chômage atteindrait 9,7 %. (Louise Rozès Moscovenko, Euractiv France)

INSTITUTIONS EUROPÉENNES

Un accord sur le plan de relance ? Après six semaines de discussions, les gouvernements européens, représentés par l’Allemagne, qui assure actuellement la présidence du Conseil de l’UE, et le Parlement européen, ont mis de côté leurs divergences en fixant un calendrier contraignant pour l’introduction de nouvelles taxes européennes, l’octroi de fonds supplémentaires pour certains projets et les conditions liées aux paiements.

Les négociations sur les migrations sont de retour. Les ministres européens de l’Intérieur auront pour la première fois l’occasion de discuter de la nouvelle proposition de pacte sur les migrations récemment dévoilée par la Commission européenne lorsqu’ils se réuniront virtuellement jeudi (8 octobre). La présidence allemande souhaite qu’un accord soit rapidement conclu d’ici la fin de l’année. (Euractiv.com)

BERLIN

Bientôt des tests Covid-19 obligatoires ? Alors qu’il existait déjà des tests Covid-19 obligatoires pour les voyageurs en provenance de pays étrangers considérés comme des zones à risque, ces règles pourraient désormais s’appliquer également aux personnes voyageant en Allemagne.

À la suite d’une vidéoconférence des chefs des Länder et du gouvernement fédéral, onze Länder veulent promulguer des restrictions similaires pour les résidents d’Allemagne qui vivent dans des zones où le taux d’infection est élevé, selon un projet de résolution. Ce projet prévoit également l’interdiction d’hébergement, sauf si la personne en voyage peut apporter la preuve d’un résultat de test négatif datant de moins de 48 heures. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

BRUXELLES

Covid-19 : des mesures plus strictes à Bruxelles. La capitale belge ferme les bars et les cafés pour un mois, à titre de mesures supplémentaires pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Le gouvernement entend en effet freiner la hausse des infections et faire en sorte que les hôpitaux bruxellois puissent prendre en charge les patients contaminés, a annoncé mercredi 7 octobre le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS). Les restaurants sont autorisés à rester ouverts. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

VIENNE

Négociations avec l’Allemagne sur les avertissements de voyage. La ministre autrichienne du Tourisme, Elisabeth Köstinger, négocie actuellement avec le gouvernement allemand dans le but d’assouplir les avertissements de l’Allemagne pour certaines régions autrichiennes. Ceux-ci sont préjudiciables à l’industrie nationale du tourisme et de la gastronomie, déjà en difficulté, surtout à l’approche de la saison de ski, qui est cruciale. Pour l’instant, cependant, Mme Köstinger n’a pas pu confirmer si des progrès significatifs avaient été accomplis. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

LONDRES

« Cartes sur table ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré mercredi qu’il était « temps pour le Royaume-Uni de jouer cartes sur table » concernant un accord commercial post-Brexit, après s’être entretenu avec le Premier ministre britannique Boris Johnson.

À la suite de la réunion, un porte-parole de Downing Street a indiqué que M. Johnson avait « réitéré que tout accord devait refléter ce que le peuple britannique avait voté et que les entreprises et les citoyens avaient besoin d’être éclairés très bientôt sur les conditions de notre future relation ». (Benjamin Fox, Euractiv.com)

DUBLIN

Négociations sur le Brexit. Le président du Conseil européen, Charles Michel, se rendra jeudi à Dublin pour s’entretenir avec le Taoiseach Michael Martinas, où ils devraient discuter des prochaines étapes des négociations sur le Brexit.

Cette rencontre intervient avant le sommet européen sur le retrait du Royaume-Uni qui se tiendra à la mi-octobre, l’UE craignant que Londres ne remette en cause ses engagements avec l’introduction du projet de loi sur le marché intérieur, qui, selon Bruxelles, pourrait menacer le protocole sur l’Irlande du Nord. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

HELSINKI

Non à la « forteresse Europe » et au capitalisme stratégique. Au cours des deux dernières années, les grands États membres de l’UE, dont la France, ont montré leur volonté d’assouplir les réglementations sur les aides d’État et, ce faisant, de défendre les intérêts industriels et commerciaux européens à l’échelle mondiale. Dans un petit pays comme la Finlande, qui a fait confiance à des marchés ouverts et équitables, ce genre de discussion est préoccupant, comme l’a déclaré la ministre Tytti Tuppurainen, l’UE se dirige vers une structure de type forteresse. (Pekka Vanttinen, Euractiv.com)

MADRID

Nouveaux emplois. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a proposé mercredi (7 octobre) que 72 milliards d’euros de la part espagnole du plan de relance européen soient investis au cours des trois prochaines années pour créer 800 000 emplois.

M. Sánchez a déclaré que l’investissement initial de plus de la moitié de l’argent alloué à l’Espagne accélérerait la transformation de l’économie espagnole et contribuerait à la croissance de son PIB de 2,5 %. (Euroefe)

ATHÈNES

La Grèce condamne le parti néonazi Aube dorée. L’Aube dorée a été qualifiée d’organisation criminelle mercredi (7 octobre) dans un jugement historique salué comme une victoire de la démocratie. Les peines encourues par les acteurs concernés devraient être relevées jeudi (8 octobre).

Le leader du parti, Nikos Michaloliakos, et les anciens législateurs Elias Kasidiaris, Giannis Lagos, Panagiotis Germenis, Elias Panagiotaros et Nikos Papas ont été reconnus coupables d’avoir dirigé une organisation criminelle. Dix-sept autres membres ont également été incriminés. (Euractiv.com)

BUDAPEST

L’Université d’Europe centrale (CEU) est la bienvenue. « Je ne me fais pas d’illusion quant à savoir si le gouvernement se repentira et invitera le CEU à revenir, mais Budapest accueillerait volontiers à nouveau l’Université, ses professeurs et ses étudiants », a déclaré le maire de Budapest, Gergely Karácsony sur Facebook. Ses commentaires ont été faits après l’annulation mardi (6 octobre) de loi hongroise sur l’éducation par la Cour de justice de l’UE. Cependant, selon George Soros, fondateur et principal investisseur de la CEU, le jugement est arrivé trop tard pour que l’université puisse revenir à Budapest. (Euractiv Croatie)

PRAGUE

Visite de Svetlana Tikhanovskaya. Svetlana Tichanovskaya, leader de l’opposition biélorusse, participera la semaine prochaine à Prague à la conférence internationale « Forum 2000 », qui sera axée sur la démocratie, les droits de l’homme, la société civile et la tolérance. Mardi (13 octobre), Mme Tichanovskaya discutera de la situation de son pays avec le ministre tchèque des Affaires étrangères, Tomas Petricek. (Ondřej Plevák, Euractiv République tchèque)

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