Viktor Orban garde son siège au PPE pour un an minimum

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BRUXELLES/BUDAPEST

Excommunication ratée. À moins qu’il ne décide de démissionner, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, restera au Parti populaire européen (PPE) pour au moins un an supplémentaire, car l’assemblée du groupe de centre droit, réunie le 3 février, n’a pas trouvé la majorité adéquate pour expulser son parti, le Fidesz.

L’adhésion du Fidesz d’Orbán au PPE avait été temporairement suspendue avant les élections européennes de mai 2019 en raison de violations présumées de l’État de droit.

Un certain nombre de partis membres du PPE voulaient exclure Orbán, dont le chef du PPE, Donald Tusk. Ils se sont cependant heurtés à une forte opposition du centre droit slovène, français et espagnol ainsi que de la CSU bavaroise.

« Punir le parti le plus performant du groupe n’aurait aucun sens », avait déclaré l’ancien Premier ministre slovène, Janez Janša, lors du Congrès du PPE à Zagreb en novembre dernier.

Selon des sources du PPE, Donald Tusk a déclaré dans son discours que la situation concernant l’affiliation du Fidesz s’était détériorée depuis sa suspension. (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

BERLIN/VIENNE

Désaccord sur les questions européennes. Bien que le ton entre Angela Merkel et Sebastian Kurz soit harmonieux, les deux chefs d’État sont en désaccord sur deux questions cruciales pour l’Union européenne. D’une part, l’Autriche rejette la proposition allemande de taxe sur les transactions financières, au motif qu’elle ne toucherait pas les grands spéculateurs, mais qu’elle porterait préjudice aux petits investisseurs. D’autre part, l’Autriche rejette l’idée récemment exprimée par le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, concernant la relance de l’opération Sophia pour surveiller l’embargo sur les armes contre la Libye. (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

PARIS/VARSOVIE

Macron fait la paix avec Varsovie. Le président français, Emmanuel Macron, s’est félicité d’un « tournant » dans les relations avec la Pologne, lors de la première journée de sa visite de deux jours en Pologne, lundi 3 février. Il a rencontré son homologue polonais, Andrzej Duda, et a discuté avec lui du partenariat au sein de l’UE et des défis à venir. En leur présence, les ministres des deux pays ont signé un programme de coopération stratégique et une déclaration concernant la consolidation de la coopération franco-polonaise en matière de cybersécurité. (Euractiv France ; Łukasz Gadzała, Euractiv Pologne)

LONDRES

L’organisation de la COP 26 en pleine confusion. Au Royaume-Uni, la préparation de la COP 26, le sommet de l’ONU sur le climat qui doit avoir lieu en novembre prochain à Glasgow, est en plein chaos après le limogeage de la présidente de l’événement, l’ancienne ministre Claire O’Neill. Celle-ci envisage désormais de poursuivre le gouvernement pour l’avoir licenciée, selon la BBC. Officiellement, Claire O’Neill a été informée par Downing Street qu’elle ne pouvait pas présider la réunion de Glasgow parce qu’elle n’était plus ministre. En réalité, elle a été mise en cause pour son organisation du sommet, qui semble largement dépasser le budget alloué. (Benjamin Fox, Euractiv.com)

BRUXELLES

Coup d’envoi de Defender2020. Le port d’Anvers a donné le coup d’envoi des préparatifs du plus grand exercice des forces américaines effectué en Europe depuis 25 ans. Celui-ci vise à tester l’acheminement et la mobilité des renforts militaires en Europe dans le cadre de l’OTAN. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

MADRID

Rejet de la monarchie. Les principales forces politiques séparatistes espagnoles (JxCat, CUP, ERC, EH Bildu et BNG) ont exprimé leur rejet de la monarchie espagnole lundi 3 février dans un manifeste commun. Elles ont dénoncé une « institution anachronique héritée » après la mort du dictateur Francisco Franco en novembre 1975 et ont demandé au roi Philippe VI de cesser d’être le « gardien » du parlement et de la démocratie espagnole. (Euroefe)

ROME

Bossi tance Salvini. Dans une interview accordée au quotidien La Repubblica, le père fondateur de la Lega (extrême droite), Umberto Bossi, a critiqué l’actuel leader de la formation, Matteo Salvini. « Les gens se demandent si la Lega protège encore les intérêts de l’Italie du Nord », a-t-il déclaré, reprochant à Salvini d’avoir abandonné la lutte pour une plus grande autonomie régionale. Salvini a répondu que, bien qu’il respecte les idées de Bossi, le soutien du parti n’avait jamais été aussi élevé dans l’ensemble du pays. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

BELGRADE

Pas d’accord sur le Kosovo sans la Russie et l’ONU. L’ambassadeur de Russie en Serbie, Aleksander Botsan-Kharchenko, a déclaré que son pays se joindrait aux négociations sur le Kosovo si Belgrade le lui demandait, mais qu’il n’y aurait de toute façon pas d’accord « sans l’approbation de la Russie et du Conseil de sécurité ». La Russie a toujours été favorable à la poursuite des pourparlers, a ajouté l’ambassadeur dans une interview au quotidien Blic le 3 février, ajoutant que le désir d’une solution rapide constituait une source de préoccupation, car les progrès visibles et les compromis nécessitaient plus de temps. (Euractiv Serbie)

LJUBLJANA

Le lent virage de la Slovénie. Le ministre slovène des Affaires étrangères, Miro Cerar, a déclaré que des discussions sur la question de la frontière avec la Croatie étaient possibles, mais qu’elles ne pourraient porter que sur les moyens d’appliquer la sentence arbitrale sur la frontière que Ljubljana considère comme contraignante, et que le dialogue pourrait être entamé par les présidents Borut Pahor et Zoran Milanović. Ce dernier a été élu président et est censé prendre ses fonctions autour du 16 février. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

BUCAREST

Un plan d’énergie verte peu ambitieux. La Roumanie a révisé son plan national sur l’énergie et le climat (PNEC) pour la période 2021-2030, à la suite de l’évaluation de la Commission européenne. Mais le document prévoit toujours une très faible part d’énergies renouvelables dans le bouquet énergétique total du pays. (Euractiv Roumanie)

PRISTINA

Un nouveau gouvernement. Albin Kurti a commencé à présenter son nouveau cabinet au parlement du Kosovo lundi 3 févrirer. Le parti de la Liste serbe pour le Kosovo (Srpska Lista) a adopté une posture délicate en déclarant qu’elle ne soutiendrait pas le gouvernement mais y participerait en y plaçant les deux ministres que lui garantit la Constitution. Albin Kurti a fait sensation en Serbie en déclarant qu’il intenterait un procès contre ce pays pour génocide, introduirait une pleine réciprocité politique, économique et commerciale et créerait un institut pour les crimes de guerre et le génocide. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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