Viktor Orbán refuse de se plier aux décisions du tribunal

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BUDAPEST

Orbán fera fi de deux décisions de justice. Le Premier ministre, Viktor Orbán, a déclaré que son gouvernement ne se plierait pas aux ordres de la cour concernant l’indemnisation des anciens prisonniers ayant subi un traitement inhumain et qu’il ne paierait pas non plus une amende imposée par le tribunal à une communauté rom de l’est de la Hongrie, dans un cas de ségrégation scolaire présumée. Certains des avocats les plus éminents du pays se sont montrés très critiques à l’égard de l’approche du Premier ministre hongrois en matière de droit. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

BERLIN

Expulsion confirmée. L’expulsion par le Parti social-démocrate (SPD) de l’ancien sénateur aux finances de Berlin et auteur controversé, Thilo Sarrazin, est légitime, a statué une commission d’arbitrage du SPD de Berlin. Le SPD a entamé la procédure d’expulsion contre Sarrazin après la participation de ce dernier à une manifestation du Parti de la liberté autrichien (FPÖ), un parti d’extrême droite, pendant la campagne électorale européenne et la publication de son livre de 2018, intitulé « Prise de contrôle hostile : Comment l’Islam entrave le progrès et menace la société ». Le comité exécutif du SPD a condamné le livre comme étant raciste et islamophobe. (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

VIENNE

Opposition à la proposition de la coalition sur la détention préventive. La proposition controversée de la nouvelle coalition autrichienne Verts-ÖVP d’imposer la détention préventive aux personnes soupçonnées de planifier des actes de terrorisme nécessiterait d’amender la Constitution selon les spécialistes du droit constitutionnel. Lors d’une interview radiophonique, le jeudi 23 janvier, le député vert Michel Reimon a marqué son opposition à cette mesure. Bien qu’elle ait été incluse dans l’accord de coalition, Michel Reimon est convaincu que cette proposition sera finalement rejetée par les Verts et que le Chancelier Sebastian Kurz (ÖVP) ne brisera pas la coalition « pour une si petite chose ». (Philipp Grüll, Euractiv Allemagne)

PARIS

Procréation médicalement assistée. Les lesbiennes et les femmes seules devront payer si elles veulent avoir accès à la procréation médicalement assistée, selon la nouvelle version de la loi sur la bioéthique adoptée par le Sénat français. Au cours de la campagne présidentielle de 2017, le président Emmanuel Macron avait promis d’étendre la loi sur la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, indépendamment de leur statut marital ou de leur orientation sexuelle. Cependant, le Sénat français, majoritairement conservateur, a décidé que seules les femmes stériles pourraient bénéficier d’une couverture sociale lorsqu’elles souhaitent recourir à la procréation médicalement assistée, ce qui signifie que les lesbiennes et les femmes seules n’en bénéficieraient pas. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a condamné l’amendement du Sénat comme étant une « attaque contre le principe d’égalité ». (Euractiv France)

BRUXELLES

État de la corruption. La Belgique doit renforcer les règles relatives à l’intégrité des membres du gouvernement et aux activités extérieures des policiers, a demandé le GRECO, l’organe anticorruption du Conseil de l’Europe, dans son nouveau rapport d’évaluation. « Il n’existe pas de politique d’intégrité, ni de cadre éthique digne de ce nom applicable aux ministres », s’est plaint l’organisme. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

LONDRES

« Déni de justice ». Le gouvernement britannique a accusé les États-Unis de « déni de justice » dans le cadre d’un conflit diplomatique, après que Washington a refusé d’extrader Anne Sacoolas, l’épouse d’un agent des services de renseignements américains. Bénéficiant de l’immunité diplomatique, celle-ci a fui aux États-Unis à la suite d’un accident qui a causé la mort du jeune motard Harry Dunn, près d’une base aérienne en août. Anne Sacoolas devrait être accusée d’avoir causé la mort de l’adolescent, mais le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a personnellement rejeté la demande d’extradition, qu’il a qualifiée de « très inappropriée ». (Benjamin Fox, Euractiv.com)

DUBLIN

Pas de grande coalition. Le leader du Fianna Fáil, Micheál Martin, a rejeté les suggestions selon lesquelles son parti pourrait s’allier au Fine Gael dans le prochain gouvernement irlandais. Il semblait qu’une grande coalition entre les deux plus grands partis irlandais aurait pu être envisagée, après que le leader du Fine Gael, Leo Varadkar, a récemment admis qu’il serait prêt à soutenir un gouvernement minoritaire du Fianna Fáil, ou à former un partenariat. Quant à Martin, il a déclaré le 23 janvier qu’il ne serait prêt à conclure des accords qu’avec les partis travailliste ou vert. (Samuel Stolton, Euractiv.com)

ATHENES

Nouveaux prêts de la BEI pour la Grèce. La Grèce a signé jeudi 23 janvier deux accords de prêt avec la Banque européenne d’investissement (BEI) d’un montant de 330 millions d’euros pour financer la construction d’un nouvel aéroport à Héraklion dans le cadre d’un PPP (180 millions d’euros) et pour la liquidité du plan national des projets cofinancés par l’UE (150 millions d’euros) dans des secteurs tels que le changement climatique, l’efficacité énergétique, la compétitivité des PME, la recherche et l’innovation, la santé, l’éducation, la culture et les initiatives de rénovation urbaine. (Théodore Karaoulanis, Euractiv Grèce)

ROME

Étiquetage pour les malvoyants. Laura Ferrara, députée européenne du Mouvement Cinq étoiles, a demandé à la Commission d’améliorer l’accès des aveugles et des malvoyants aux informations sur les aliments dans le cadre des nouvelles règles de l’UE sur l’étiquetage des aliments. « Nous voulons défendre tous les consommateurs en proposant l’utilisation du Braille et des technologies modernes capables de mettre en œuvre un étiquetage audio-narratif des produits alimentaires », a-t-elle déclaré. (Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

PRAGUE

Corruption en hausse. La République tchèque a perdu six places par rapport à l’année dernière et se classe désormais à la 44e place dans le classement de l’indice de perception de la corruption publié par Transparency International. Ce recul est dû à l’utilisation abusive des subventions européennes par le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš. (Aneta Zachová, Euractiv République tchèque)

SOFIA

Le pays le plus corrompu de l’UE. La Bulgarie est, une fois de plus, le pays le plus corrompu de l’UE selon l’indice de perception de la corruption 2019 de Transparency International. Au niveau mondial, la Bulgarie se classe 74e, avec la Jamaïque et la Tunisie. Bien que le pays ait progressé d’un point par rapport à l’année précédente et qu’il ait créé de nombreux organismes de lutte contre la corruption au fil des ans, son indice n’a guère évolué au cours des sept dernières années. La liberté des médias, le processus électoral, le financement des partis, les nominations publiques et l’État de droit expliquent en partie ce faible classement. (Dnevnik.bg, Krassen Nikolov, Euractiv Bulgarie)

PODGORICA

Appel à l’apaisement. Bien que les présidents monténégrin et serbe, Milo Đukanović et Aleksandar Vučić, continuent d’avoir des opinions divergentes sur la loi sur la liberté de religion du Monténégro, ils ont convenu, lors d’une réunion informelle au forum sur l’Holocauste à Jérusalem, de reprendre les pourparlers et de calmer les tensions qui ont éclaté au sein de la communauté serbe du Monténégro après l’adoption de la loi. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

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