L’UE soutient la mobilité de l’emploi avec des cours de langues

Androula_Vassiliou_02.jpg

Cet article fait partie de l'édition spéciale Emploi et croissance.

Les programmes d'apprentissage des langues de la Commission européennes devraient bénéficier d'une augmentation de plusieurs millions d'euros de financement dans le cadre du futur « Erasmus pour tous » qui devrait être présenté aujourd'hui (23 novembre).
 

La Commission affirme consacrer près de 50 millions d'euros par an au financement de programmes de langues, ce qui permet à environ 100 000 personnes de participer à des cours et à des formations.

« La majorité de ces bénéficiaires sont des jeunes en formation professionnelle » qui cherchent à accroître leur mobilité, a affirmé Dennis Abbott, le porte-parole de la commissaire européenne à l'éducation, Androulla Vassiliou.

À l'avenir, la Commission souhaite intégrer ces programmes de langues au programme de plus grande envergure « Erasmus pour tous », pour lequel elle a proposé d'augmenter  le financement de 70 % dans le cadre du budget européen 2014-2020. Ces fonds passeraient alors de 8,76 à 15,2 milliards d'euros.

Mme Vassiliou devrait dévoiler les détails de ce nouveau programme Erasmus, qui reposera sur le succès et la notoriété du fameux programme de mobilité étudiante.

La part de budget attribuée aux langues dans le cadre d'Erasmus pour tous reste à définir. L'augmentation de budget proposée devra en effet être approuvée par les État membres et le Parlement européen.

Mais cette augmentation devra être significative, selon M. Abbott, afin de passer « d'environ 50 millions d'euros pour les actions linguistiques, à 85 millions d'euros par an ».

Il s'agit « d'une excellente nouvelle pour l'apprentissage des langues », a-t-il ajouté.

Révision de la politique linguistique

Les nouveaux programmes linguistiques proposés s'inscrivent dans le cadre d'une révision plus large de la politique du multilinguisme de l'UE, prévue pour 2012. Cette révision sera fondée sur l'hypothèse que le multilinguisme favorise les échanges commerciaux.

« L'UE ne peut pas se permettre de se passer d'une stratégie pour le multilinguisme », a souligné M. Abbott, affirmant qu'« il est largement prouvé que les entreprises multilingues peuvent augmenter leur chiffre d'affaires en utilisant les langues comme un avantage concurrentiel ».

« Étant donné le lien évident entre compétences linguistiques, mobilité et employabilité, le multilinguisme occupe une place centrale » en matière de perfectionnement des compétences pour l'emploi, en particulier pour les jeunes et les étudiants, a-t-il commenté.

Une communication de la Commission relayant une « réflexion sur les compétences » devrait être publiée au second semestre de 2012, et aborder séparément la question des langues.

La communication de la Commission sur le multilinguisme, qui établit un cadre politique intersectoriel pour la politique de l'UE en matière de multilinguisme, remonte également à 2008, mais devrait être réexaminée l'an prochain.

L'importance du multilinguisme au niveau européen a été soulignée par la nomination d'un commissaire, Leonard Orban, à la gestion de ce portefeuille pour la première fois en 2007.

Après le remaniement des portefeuilles sous le second mandat de José Manuel Barroso à la tête de l'exécutif européen, le dossier a été remis à la commissaire à l'éducation, culture, multilinguisme et jeunesse, la Chypriote Androulla Vassiliou.

  • 2012 : nouveau sondage de l'Eurobaromètre sur les compétences linguistiques.
  • Mai 2011 : première étude sur les compétences linguistiques parmi les jeunes scolarisés de 15 à 17 ans, dans 14 pays européens.
  • Second semestre de 2012 : communication « réflexion sur les compétences » évoquant certains aspects linguistiques.
  • D'ici la fin 2012 : les États membres et le Parlement devraient clore les négociations sur le budget pour la période 2014-2020.

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.