Des militants polonais interpellent Kamala Harris sur la liberté de la presse

Parmi les auteurs de la lettre, on trouve la réalisatrice Agnieszka Holland, la philosophe féministe et publiciste Magdalena Środa, ainsi que Marta Lempart, leader du groupe de défense du droit à l’avortement Women’s Strike. [Ken Cedeno/EPA]

Six femmes polonaises, dont des figures politiques et des militantes, ont écrit une lettre à la vice-présidente américaine Kamala Harris pour protester contre les restrictions imposées par leur gouvernement à la liberté de la presse, perçues par beaucoup comme étant conçues à l’encontre d’un diffuseur, TVN.

Le projet de loi en question a été soumis par le parti au pouvoir en Pologne, le parti Droit et Justice (PiS), et concerne les médias à capitaux étrangers. Le projet, qui stipule que le capital des sociétés n’appartenant pas à l’Espace économique européen (EEE) ne peut dépasser 49 % de la propriété des médias polonais, a été adopté par la commission parlementaire de la culture et des médias. TVN, qui appartient au groupe Discovery, est connu pour son attitude critique envers le PiS.

Parmi les auteurs de la lettre, on trouve la réalisatrice Agnieszka Holland, la philosophe féministe et publiciste Magdalena Środa, ainsi que Marta Lempart, leader du groupe de défense du droit à l’avortement Women’s Strike.

« Notre gouvernement en place fait pression sur de nouvelles lois dans le but de ne pas prolonger la licence de diffusion de la station de télévision objective, professionnelle et très appréciée des citoyens, appartenant au groupe américain Discovery », indique la lettre, citée en polonais par l’Agence de presse nationale.

« Le projet de loi, s’il est adopté, entraînera une restriction radicale du débat public et de l’information indépendante en Pologne », soulignent les auteurs, ajoutant que « la seule source d’information restante serait la télévision d’État [TVP], entièrement subordonnée aux intérêts du parti au pouvoir. »

TVN a demandé la prolongation de ses droits de diffusion en février 2020 et le Conseil national de l’audiovisuel n’a pas encore pris sa décision. La licence actuelle de la chaîne doit expirer en septembre.

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