L’utilisation abusive de données personnelles en ligne inquiète les citoyens européens

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D’après une nouvelle étude européenne, plus d’un citoyen européen sur deux s’inquiète de l’utilisation abusive de ses données en ligne par les fraudeurs et les pirates informatiques.

Une nouvelle étude européenne dévoile les craintes de la population de l’UE relatives à l’abus des données en ligne – des révélations qui viennent en prélude de la publication de la Stratégie européenne de sécurité. Ce document rassemblera des efforts visant à renforcer la résistance de l’UE face aux menaces de sécurité en ligne et il devrait être présenté par l’exécutif européen vendredi 24 juillet.

L’annonce de ce programme, qui devait avoir lieu plus tôt dans la semaine, a été compromise à la suite du report de la réunion du collège des commissaires.

Dans le cadre d’un sondage publié mercredi (23 juillet) par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, 55 % des personnes interrogées ont exprimé leurs craintes par rapport au fait que les contenus partagés en ligne pourraient être consulté par des entités malintentionnées.

D’après l’étude, menée sur la base des réponses de 35 000 participants à travers l’UE, le Royaume-Uni et la Macédoine du Nord, ce sont les pirates informatiques qui soulèvent le plus d’inquiétudes. Par ailleurs, 31 % des citoyens sont réticents à l’idée que leurs données soient consultées sans permission par des sociétés et 30 % craignent d’être tracés par des gouvernements étrangers.

Les appréhensions des citoyens européens ont été recueillies une semaine après que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé invalide le Bouclier de protection des données UE-États-Unis, un accord visant à garantir le transfert de données européennes vers les États-Unis d’Amérique en toute sécurité.

Les transferts de données entre l’UE et les États-Unis menacés par l’invalidation du bouclier de confidentialité

Le bouclier de protection des données, qui vise à garantir la confidentialité des données de l’UE transférées aux États-Unis, a été déclaré nul par la CJUE. Une décision qui va fortement perturber les échanges de données transatlantiques.

Pour la CJUE, le Bouclier ne protège pas suffisamment les données des citoyens européens lorsqu’elles sont envoyées aux États-Unis d’Amérique, et ce, en raison des lois du pays en matière de surveillance de renseignements étrangers. Le jugement souligne une nouvelle fois les disparités culturelles et politiques entre Bruxelles et Washington. Tandis que le premier privilégie la protection de vie privée, l’autre met en avant un régime de surveillance rigoureux.

D’une manière générale, un quart des personnes interrogées craint les escroqueries bancaires en ligne. En outre, l’Allemagne est le pays le plus touché par le harcèlement en ligne, avec 23 % des participants allemands révélant avoir déjà été victimes d’une forme d’abus.

Le pays, à la tête de la présidence de l’UE depuis peu, a récemment mis le holà sur le discours de haine en prenant des mesures supplémentaires exposées dans la loi « NetzDG » qui vise, entre autres, à sanctionner le contenu haineux sur les réseaux sociaux.

Désormais, les réseaux sociaux sont non seulement tenus de supprimer le contenu potentiellement criminel, mais également de le signaler auprès de l’Office fédéral allemand de la police criminelle (BKA).

De son côté, la Commission européenne devrait publier un communiqué plus tard dans la semaine sur la lutte contre l’abus sexuel sur mineur. Celui-ci présentera des aspects primordiaux sur la façon dont les sociétés numériques peuvent améliorer leur rôle afin d’enrayer tout réseau social qui s’engage dans ce type d’activités illégales.

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