Guerre en Ukraine : la moitié des Français croit à au moins une thèse de la propagande russe

Alors que plus d’un tiers de la population admet croire en une théorie du complot, de toute nature que ce soit, plus de la moitié des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale) et de Marine Le Pen (extrême droite) l’affirme.

Selon un sondage réalisé par l’IFOP, plus d’un Français sur deux croit à au moins une des théories colportées par le régime de Vladimir Poutine.

Dans l’étude d’opinion de l’IFOP publiée lundi (28 mars), il ressort que les Français sont « loin d’être imperméables au récit poutinien sur l’origine de la guerre en Ukraine », écrit l’institut de sondages. Plusieurs des thèses portées par le régime russe ont été soumises à l’échantillon, qui pour moitié croyait à au moins l’une d’entre elles.

Cette proportion monte à près des deux tiers lorsque la sympathie politique de la personne interrogée se rattache aux partis les plus radicaux.

Alors que plus d’un tiers de la population admet croire en une théorie du complot, de toute nature que ce soit, plus de la moitié des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale) et de Marine Le Pen (extrême droite) l’affirme.

Plus précisément, parmi les sympathisants de La France Insoumise, parti de gauche radicale représenté par Jean-Luc Mélenchon, 66 % d’entre eux croient à au moins une théorie du régime de Vladimir Poutine sur les origines de la guerre. Ce chiffre atteint 73 % lorsqu’on s’intéresse aux sympathisants du parti Reconquête, fondé par le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour.

Dans le détail, si 30 % des Français croient à l’idée que « les États-Unis et les pays de l’Union européenne ont encouragé l’Ukraine à demander son intégration au sein de l’OTAN afin qu’elle bénéficie de leur protection face à la Russie », 10 % d’entre eux considèrent que « l’Ukraine est gouvernée par une junte infiltrée par des mouvements néonazis ».

Sans surprise, les personnes qui affirment s’informer de manière « déterminante » sur les réseaux sociaux, devancent largement ceux qui le font par les médias traditionnels, comme les journaux télévisés des grandes chaînes (72 % contre 59 %).

Enfin, l’on constate une porosité entre les complotistes antivaccins et ceux qui croient aux arguments du Kremlin pour justifier la guerre en Ukraine, avec 71 % des anti-vax qui prennent pour vrai le récit du président russe.

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