Le chancelier autrichien Sebastian Kurz accusé d’« Orbanisation » de l’Autriche

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz (droite) et le Premier ministre hongrois Viktor Orban (gauche) se serrent la main lors d'une conférence de presse après le sommet du groupe de Visegrád (V4) et de l'Autriche à Prague, le 16 janvier 2020. [EPA-EFE/MARTIN DIVISEK]

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz s’est vu décerner le prix de la liberté des médias par un éditeur allemand lors du sommet Ludwig-Erhard, un geste que Christian Deutsch, l’une des figures de proue du SPÖ, a qualifié d’« absurde ». Il a accusé M. Kurz de pousser vers une « Orbanisation de l’Autriche ».

« Kurz sape continuellement les piliers de notre démocratie et s’attaque à notre État de droit ainsi qu’à la liberté de la presse », a affirmé le politicien de l’opposition.

M. Kurz a été sélectionné par un jury anonyme pour son engagement en tant que « bâtisseur de ponts en Europe » et ambassadeur de la liberté et de l’Europe. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, qui a tenu le discours de louange, a loué le pragmatisme du chancelier et sa « dissidence constructive ».

Rubina Möhring, la présidente de la branche autrichienne de Reporters sans frontières, a également critiqué M. Kurz en déclarant dans un article que « les seuls ponts que Kurz a construits ces dernières années sont vers des gens comme Viktor Orban ou Donald Trump. »

Le score de l’Autriche en matière de liberté de la presse dans le monde n’a cessé de baisser ces dernières années, le pays se classant désormais au 17e rang, alors qu’il occupait la septième place en 2015.

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