L’exportation des programmes audiovisuels français culmine en 2020

L’Europe de l’Ouest demeure le principal marché pour les programmes français (87 millions d’euros), suivie de l’Amérique du Nord (25,3 millions) et de l’Asie (16,6 millions). [Yulia Grigoryeva/Shutterstock]

L’export de programmes audiovisuels français a atteint en 2020 un plus haut historique depuis 25 ans avec un flux financier de 489 millions d’euros au total, selon une étude publiée mercredi (8 septembre) par le Centre national du cinéma (CNC) et la branche audiovisuelle d’UniFrance.

Ce montant, qui englobe l’ensemble des ressources financières venues de l’étranger, est tiré par un bond de près de 50 % des préventes de programmes (77,7 millions d’euros), la croissance des apports en coproduction (+3 % à 80,2 millions), des ventes stables mais à un niveau élevé (196,9 millions) et des dépenses en France pour des projets internationaux en légère hausse (+1 % à 134,3 millions).

« Cette capacité qu’ont eue nos professionnels à répondre à la demande mondiale de programmes tout au long de la crise sanitaire fait que paradoxalement 2020 a été une excellente année », a salué Dominique Boutonnat, président du CNC, lors d’une conférence de presse.

L’animation française demeure le premier genre vendu à l’international et représente 38 % des ventes. Elle est suivie par la fiction (24 % des ventes) et le documentaire (23,4 %) qui constituent l’essentiel des ventes.

En dix ans, ces trois genres ont décollé : l’animation et la fiction ont plus que doublé leurs ventes sur la période portées par des marques fortes dans l’animation, comme « Simon », « Molang » ou « Oggy », et un regain d’intérêt des plateformes de streaming pour les fictions en langues non anglophones.

Le documentaire a enregistré en 2020 un record de ses ventes, marquant la reconnaissance d’« un savoir-faire français » dans ce domaine où les acheteurs sont très divers (chaînes de télévision de toutes catégories et plateformes), souligne l’étude.

Les programmes de « formats » — soit des concepts de programmes (jeux, divertissements, magazines) adaptables à l’étranger — ont représenté 10,8 % des ventes, une part en net recul en près de 10 ans (17,9 % en 2011)

L’Europe de l’Ouest demeure le principal marché pour les programmes français (87 millions d’euros), suivie de l’Amérique du Nord (25,3 millions) et de l’Asie (16,6 millions).

Les droits mondiaux ou « droits monde » (contrats de cession portant sur plusieurs territoires mondiaux) reculent après le niveau record de 2019, mais conservent un niveau suffisamment important (-2,8 % à 41,2 millions d’euros) pour en faire la deuxième zone d’export en 2020, un mouvement soutenu par la demande nourrie des plateformes de streaming.

Sur les programmes dits de stock — c’est-à-dire fiction (téléfilms, séries), animation, documentaires et spectacles vivants — la France « est le deuxième pays européen le plus représenté sur les plateformes à l’international, derrière le Royaume-Uni », ajoutent le CNC et UniFrance, sur la base d’une enquête menée par Ampère Analysis sur 465 catalogues de plateformes de streaming dans 49 pays.

Avec 1,6 % de l’offre de programmes sur ces plateformes internationales, la France est « la sixième nation, tous pays confondus » devant l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.

La production américaine domine (14,5 %) suivie par celle du Royaume-Uni (7,2 %) et des pays asiatiques (Japon 5,4 % ; Corée du Sud 3,1 % ; Chine 2,2 %).

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