Liberté de la presse : les dix cas les plus graves-août 2021

La coalition One Free Press dénonce chaque mois les atteintes les plus graves aux libertés de la presse dans le monde, en publiant la liste d’une dizaine de noms de journalistes.

La coalition One Free Press dénonce chaque mois les atteintes les plus graves aux libertés de la presse dans le monde, en publiant la liste d’une dizaine de noms de journalistes. Coup de projecteur sur dix photographes, cinéastes et vidéojournalistes à l’approche de la Journée mondiale de la photographie, le 19 août.

Les photojournalistes sont confrontés à une série de défis bien singuliers étant donné que l’essence même de leur travail implique de devoir se frayer une place sur le front pour relater les évènements. Dans une enquête mondiale réalisée en 2018 par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) faisant la lumière sur la vie des photojournalistes, 90 % des sondés ont indiqué qu’ils avaient déjà dû travailler dans des environnements à haut risque tandis que 50 % ont révélé avoir été blessés au moins une fois. Autre constat disponible sur le site du CPJ : depuis 1992, 367 photographes, caméramen et documentaristes ont été tués à travers le monde pour des motifs liés à leur profession.

L’IWMF et le CPJ fournissent diverses informations et ressources à l’intention des journalistes afin qu’ils puissent travailler en toute sécurité. Envie d’en savoir plus ? N’hésitez pas à consulter l’avis de sécurité du CPJ régulièrement mis à jour et les différentes ressources de l’IWMF.

Liberté de la presse : les dix cas les plus graves-juillet 2021

Alors que la pandémie de Covid-19 continue d’entraîner des conséquences néfastes sur notre façon de vivre, elle a également restructuré la façon de travailler des journalistes. Analyse.

Anton Hammerl est un photographe d’origine sud-africaine et autrichienne. Il a été abattu par les forces de l’ordre libyennes en 2011 tandis qu’il suivait la crise sur le front en tant que freelance. Dix ans plus tard, son corps n’a toujours pas été restitué à sa famille et aucune enquête officielle n’a été lancée. La campagne Justice for Anton tente de faire bouger les choses.

Le journaliste français et réalisateur Olivier Dubois a disparu dans la région de Gao au Mali en avril. Dans une vidéo non vérifiée, il déclare avoir été enlevé par le groupe djihadiste affilié à Al-Qaïda Jamaa Nusrat al-Islam alors qu’il cherchait à interviewer leur dirigeant. Il n’a toujours pas été libéré.

Le caméraman de la chaine d’informations TV Pirveli est décédé à Tbilissi à la suite de coups et blessures portés à sa tête tandis qu’il relatait une manifestation anti-LGBT dans la capitale géorgienne. La police a lancé une enquête.

Le photoreporter de Reuters, vainqueur du Prix Pulitzer en 2018 récompensant son travail sur la crise des Rohingyas, a été tué en juillet tandis qu’il suivait un affrontement entre les forces de l’ordre afghanes et les talibans. 53 journalistes ont été tués en Afghanistan depuis 1992.

Le photojournaliste irakien-kurde a été condamné à sept ans de prison lors d’un procès secret sans présence d’avocat. Sa famille entend interjeter appel. Au cours du procès, M. Shukri n’a pas révélé quelles lois il était accusé d’avoir transgressées.

Le photojournaliste brésilien a reçu une balle en caoutchouc dans l’œil en 2000 tandis qu’il suivait des manifestations à Sao Paulo. Désormais borgne, il a dévoué sa vie à lutter pour la justice. Bien que la Cour suprême se soit prononcée en sa faveur, il attend toujours une décision définitive.

Le photographe et reporter freelance fait partie de ceux détenus en Égypte depuis 2019. Il attend un procès de masse dans lequel des milliers de personnes ont été accusées de fausses informations et de crimes contre l’État. La durée de sa détention provisoire a été prolongée d’année en année.

La photographe iranienne, qui couvre les affaires culturelles pour plusieurs journaux du pays, a été arrêtée en 2019 en raison de publications sur Twitter. Accusée de propagande contestataire et d’insultes au caractère sacré de la religion, elle a commencé à purger sa peine de quatre ans.

Le 28 juin, les officiers de police à Istanbul ont arrêté le photographe de l’AFP pour les affaires turques alors qu’il suivait la « Marche des libertés » interdite par les autorités. Ils l’ont frappé à la tête avec son appareil photo avant de le lancer à terre. Il a ensuite été plaqué au sol par l’un d’entre eux qui appuyait son genou sur sa nuque. Il a désormais été relâché.

Après avoir relaté les funérailles d’une victime d’une fusillade policière, les deux reporters du site d’informations sud-africain New Frame ont été arrêtés par des soldats en juillet. Ces derniers les ont menacés avec des armes à feu, leur ont ordonné de supprimer les séquences vidéos filmées, les ont embarqués au commissariat pour les interroger et les rouer de coups. Ils ont été libérés quelques heures après.

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