Un observatoire pour traquer les fake news démarre à Florence

[EPA-EFE/HARISH TYAGI]

L’Observatoire européen des médias numériques, qui vise à analyser la désinformation, a été lancé le 1er juin à Florence. Financé par l’Union européenne, il réunit notamment des chercheurs et des experts en éducation aux médias. Un article d’Euractiv Italie.

Pour saluer le lancement de l’Observatoire européen des médias numériques (EDMO) le 1er juin, Vera Jourova a adopté un ton solennel. « La désinformation menace toujours plus nos sociétés démocratiques et nous devons la combattre. Nous défendrons ainsi les valeurs et les droits fondamentaux [qui prévalent en Europe], y compris la liberté d’expression et d’information », a déclaré la vice-présidente de la Commission européenne chargée des valeurs démocratiques et de la transparence.

« Il permettra de promouvoir la vérification des faits et d’améliorer notre capacité à mieux comprendre la diffusion de la désinformation en ligne », a-t-elle ajouté. L’observatoire est basé à Florence, au sein de l’Institut universitaire européen.

La future Commission appelée à lutter davantage contre la désinformation

Un certain nombre d’eurodéputés fraichement élus se sont engagés à unir leurs forces pour lutter contre la désinformation lors de ces cinq prochaines années, lors d’un événement organisé par la Fondation Euractiv.

« Les derniers mois ont une nouvelle fois démontré les conséquences graves et préjudiciables que la désinformation peut avoir sur notre santé, notre société et nos économies. L’observatoire constituera un point de référence important pour combattre, démasquer, comprendre et analyser les activités de désinformation en Europe », a renchéri Thierry Breton, le commissaire au marché intérieur.

L’observatoire permettra d’examiner les raisons qui se trouvent à l’origine des fake news, ainsi que les techniques et les méthodes utilisées en matière de désinformation en ligne, par le biais de recherches ciblées.

L’UE pointe du doigt les fake news chinoises et russes sur la pandémie

La Russie et la Chine diffusent de nombreuses rumeurs, fausses informations et se livrent à des manipulations de l’actualité depuis le début de la pandémie, selon un rapport de la task force de l’Union sur la communication stratégique.

« Avec des plateformes en ligne telles que Facebook et Twitter, nous allons nous employer à créer, pour les chercheurs, un accès sécurisé à des ensembles de données pertinentes pour la recherche », a ajouté le président de l’Institut universitaire européen, Renaud Dehousse. Les utilisateurs pourront accéder à la plateforme sécurisée d’EDMO pour vérifier les faits et collaborer avec d’autres utilisateurs.

« Nous fournirons également du matériel aux professionnels de l’éducation aux médias, aux enseignants et aux citoyens afin de sensibiliser la société à la désinformation en ligne, dont l’importance a une fois de plus été démontrée par l’explosion de [fake news] liées à l’épidémie de Covid-19 », a conclu Renaud Dehousse.

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