Journée mondiale de la liberté de la presse : l’UE déterminée à faire « plus », en Europe et à l’étranger

L’Assemblée générale des Nations unies a déclaré que le 3 mai serait la Journée mondiale de la liberté de la presse ou simplement la Journée mondiale de la presse. [Eduardo Costa/EPA/EFE]

À l’occasion du 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse, l’UE a déclaré qu’elle était prête à mettre en place de nouvelles approches pour défendre la liberté de la presse, à continuer à lutter contre la désinformation et à rechercher avec ses partenaires les moyens de soutenir des modèles économiques durables pour les médias indépendants.

L’Assemblée générale des Nations unies a déclaré que le 3 mai serait la Journée mondiale de la liberté de la presse ou simplement la Journée mondiale de la presse.

Le Haut Représentant Josep Borrell a déclaré au nom de l’UE, dimanche 2 mai, que la liberté de la presse continue d’être menacée à un moment « où l’information indépendante et libre des médias est plus essentielle que jamais ».

« Les journalistes continuent de subir des conditions de travail difficiles avec des pressions financières et politiques croissantes, une surveillance, des peines de prison arbitraires ou des violences pour avoir fait leur travail. Selon l’Observatoire de l’UNESCO, 76 journalistes ont été tués depuis 2020, tandis que beaucoup d’autres ont été arrêtés, harcelés ou menacés dans le monde entier. La violence sexiste visant les femmes journalistes est particulièrement préoccupante », peut-on lire dans le communiqué.

Il rappelle les initiatives de l’UE pour protéger les journalistes, précisant qu’en 2020, plus de 400 journalistes ont bénéficié du mécanisme de protection des défenseurs des droits de l’homme de l’UE, tandis que l’UE a pris « des mesures importantes pour soutenir les journalistes, les médias indépendants et la lutte contre la désinformation dans le contexte de la pandémie dans de nombreuses régions. »

Le rôle des délégations de l’UE dans le mot, décrit comme « la voix de l’UE sur le terrain », est souligné.

« L’UE est déterminée à faire davantage, en Europe et à l’étranger. L’UE continuera à se coordonner avec les organisations et mécanismes internationaux et à ouvrir la voie à de nouvelles approches.  La proposition de la Commission européenne d’une loi sur les services numériques visant à responsabiliser les grandes plateformes pour rendre leurs systèmes plus équitables, plus sûrs et plus transparents en est un exemple. Nous poursuivrons également notre action pour contrer la désinformation et rechercherons avec tous les partenaires des moyens efficaces pour soutenir des modèles économiques durables pour les médias indépendants », indique le communiqué.

Dans son classement mondial de la liberté de la presse publié récemment, Reporters sans frontières souligne que même au sein de l’UE, il existe d’énormes différences en termes de liberté de la presse entre les États membres.

Liberté de la presse : Reporters sans frontières regrette qu'on bloque le "vaccin contre la désinformation"

Dans son classement mondial de la liberté de la presse en 2021 publié aujourd’hui (20 avril), l’organisation Reporters sans frontières (RSF) déplore que « le principal vaccin contre le virus de la désinformation, à savoir le journalisme, est totalement ou partiellement bloqué dans 73 % des pays évalués ».

Les pays de l’UE sont classés comme suit, de la Finlande à la Bulgarie :

Finlande 2, Suède 3, Danemark 4, Pays-Bas 6, Portugal 9, Belgique 11, Irlande 12, Allemagne 13, Estonie 15, Autriche 17, Luxembourg 20, Lettonie 22, Chypre 26, Lituanie 28, Espagne 29, France 34, Slovaquie 35, Slovénie 36, République tchèque 40, Italie 41, Roumanie 48, Croatie 56, Pologne 64, Grèce 70, Malte 81, Hongrie 92, Bulgarie 112.

Par rapport au classement de 2020, la Grèce, où un journaliste de renom a récemment été tué, a perdu cinq places, la Hongrie trois, la Pologne et la Slovaquie deux, la Roumanie et la Bulgarie une. La Croatie a gagné trois places dans le classement. La Bulgarie occupe la 111e place, la pire de l’UE et des Balkans occidentaux.

En ce qui concerne les pays des Balkans occidentaux, la Bosnie-et-Herzégovine est classée 58, le Kosovo 78, l’Albanie 83, la Macédoine du Nord 90, la Serbie 93 et le Monténégro 104.

La Serbie est décrite comme un pays « aux institutions faibles, en proie aux fake news diffusées par des médias à sensation soutenus par le gouvernement, un pays où les journalistes sont soumis à des attaques quasi quotidiennes qui proviennent de plus en plus de l’élite dirigeante et des médias pro-gouvernementaux ». Au Monténégro, « les autorités continuent de harceler les médias et les journalistes professionnels, tandis que les principaux cas de violence contre les journalistes restent impunis ».

Dans de nombreux pays, les autorités ont utilisé la pandémie de COVID-19 pour faire passer des règles qui rendent le travail des journalistes plus difficile.

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