Mikhail Saakashvili, président de la Géorgie, a décidé d’organiser des élections anticipées en janvier, suite aux manifestations de l’opposition cette semaine pour protester contre le régime.
Jeudi 8 novembre, le président Saakashvili a affirmé vouloir regagner la confiance du peuple et s’est déclaré candidat aux élections anticipées du 5 janvier 2008. Le président a annoncé à la télévision nationale que la convocation d’élections anticipées le 5 janvier était son initiative. Il a ajouté qu’un référendum pour fixer la date des élections législatives coïnciderait avec les élections présidentielles.
Le secrétaire général du Conseil de l’Europe Terry Davis a accueilli l’annonce comme un moyen de résoudre la crise politique actuelle. Néanmoins, il a déclaré que cette situation nécessite que l’état d’urgence soit levé et que la liberté d’expression et d’association soit totalement rétablie, conformément à la Convention européenne des droits de l’homme. Durant la période électorale, les autorités et l’opposition devraient se retenir de toute forme de provocation et d’intimidation qui mettrait en péril les perspectives d’une solution pacifique et démocratique à la situation actuelle.
Cette initiative a été précédée cette semaine par des protestations massives, qui ont été violemment dispersées par la police, et l’état d’urgence a été déclaré.
L’UE, le Conseil de l’Europe et l’OTAN on exprimé leur inquiétude sur les événements en Géorgie. Terry Davis, secrétaire général du Conseil de l’Europe, a appelé les autorités géorgiennes à s’assurer que toutes les restrictions étaient justifiées et proportionnées.
Javier Solana, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, a transmis un message au président Saakashvili et à l’opposition géorgienne, appelant à la résolution des différences politiques dans le cadre des institutions démocratiques. D’après sa déclaration du 7 novembre, toutes les parties devraient renouer le dialogue et s’abstenir d’actions exacerbant les tensions. C’est le meilleur moyen pour surmonter la crise.
Saakashvili a reproché aux autorités russes de soutenir les protestations contre son gouvernement. En revanche, le ministre russe des Affaires étrangères, a écarté ses allégations, qu’il considère comme une provocation, et a affirmé que les autorités géorgiennes tentaient de dissimuler leur propre incapacité à résoudre leurs problèmes internes.

