Viktor Iouchtchenko a prêté serment en tant que nouveau
président de la république d’Ukraine ce dimanche 23 janvier.
Dès le mois de février, le nouveau gouvernement de
Kiev entend mettre en oeuvre une série d’actions visant à
renforcer les chances de l’Ukraine d’entrer un jour
dans l’UE.
Viktor Iouchtchenko a été officiellement investi dans ses
nouvelles fonctions présidentielles après que la Cour suprême de
Kiev l’eut déclaré, mercredi 19 janvier, vainqueur
de l’élection organisée au mois de décembre dernier
(voir également EURACTIV, 11 janvier 2005).
La Commissaire en charge des relations extérieures, Benita
Ferrero-Waldner, et le chef de la diplomatie européenne Javier
Solana figuraient parmi les personnalités conviées à assister
à la cérémonie, aux côtés du secrétaire d’Etat américain Colin
Powell et du président polonais Alexandre Kwasniewski.
« Notre place est dans l’Union européenne », a déclaré le
nouveau président, dont le tropisme européen est bien
connu.
Les relations entre l’UE et l’Ukraine entrent
dans le cadre de la politique européenne de voisinage, censée
permettre à l’Union de bâtir des relations de bonne
entente avec ceux de ses voisins pour lesquels une
adhésion n’est pas encore envisagée. Un plan
d’action sur les relations euro-ukrainiennes a été
présenté par la Commission au mois de décembre
dernier.
A la demande du Conseil européen de décembre, la
Commission et le Conseil préparent actuellement un
ensemble de propositions qui seront discutées lors du prochain
Conseil « Relations extérieures », fixé au 31
janvier. Ces propositions porteront sur les préparatifs
en vue d’une entrée de
l’Ukraine dans l’OMC [préalable indispensable à la
conclusion d’un accord d’union douanière entre Kiev et
Bruxelles (voir également EURACTIV 18 January 2005)], sur des accords
de facilitation de l’octroi de visas, et enfin sur de
possibles accords de coopération dans les domaines de
l’énergie, des transports et de l’environnement
– préparant ainsi le terrain à une participation de l’Ukraine
à certains programmes de l’Union.
Le Conseil de
coopération UE-Ukraine doit apporter son soutien à
ces propositions le 21 février prochain.
