La Crise Ukraine-Gazprom est évitée, pour l’instant [FR]

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L’Ukraine a accepté de régler sa dette de 2 milliards de dollars au géant énergétique russe, apaisant les craintes de l’UE concernant une possible répétition de la crise de l’approvisionnement du gaz en janvier 2006, qui avait été causée par un différend de paiement entre l’Ukraine et le géant russe énergétique.

En plus d’un paiement en liquide de près de 930 millions de dollars, l’Ukraine a également accepté de laisser à Gazprom le contrôle sur le tiers des dépôts souterrains de gaz en Ukraine à hauteur de 1,2 milliard de dollars. L’accord, ayant pour but d’effacer les dettes, a été annoncé le 8 octobre par le Premier ministre russe Vikto Zubkov.

Cet accord suit les promesses précédentes du ministre ukrainien de l’Energie quant à une résolution rapide de la crise ( 
EURACTIV05/10/07), une initiative largement interprétée comme un effort pour lever les obstacles à la nomination de Yulia Tymoshenko en tant que Premier ministre suite aux récentes élections (EURACTIV 01/10/07) . Selon certaines hypothèses, la Russie utilisait la question de la dette vis-à-vis de Gazprom pour exercer une pression politique sur l’Ukraine et empêcher l’ascension de Mme Tymoshenko, qui représente les forces pro-occidentales en Ukraine (EURACTIV 03/10/07). 

Suite à cette annonce, le commissaire à l’Energie, Andris Piebalgs, s’est adressé aux journalistes à Vienne, leur assurant que le problème était définitivement réglé.

Cependant, M. Piebalgs a également averti que l’UE devrait suivre attentivement les développements de décembre et janvier, lorsque les contrats sur le prix du gaz naturel entre l’Ukraine et la Russie seront renégociés, ouvrant la porte à de nouveaux conflits.

Parallèlement, d’après la télévision publique russe, Gazprom souhaiterait participer à la privatisation de NIS, une entreprise pétrolière publique serbe, à condition d’avoir d’une part majoritaire dans l’entreprise. Gazprom a également exprimé son intérêt à mener le projet de gazoduc South Stream à travers le territoire serbe.  

Pour la presse, si les accords sont conclus, le géant énergétique russe soutenu par l’Etat prendrait le contrôle d’actifs énergétiques hautement stratégiques et d’infrastructures de gazoduc dans les Balkans occidentaux.

Hier, l’Ukraine, la Pologne, la Lituanie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie ont signé un accord pour construire un oléoduc qui acheminera du pétrole extrait dans la région caspienne vers la Pologne, réduisant ainsi la dépendance de l’Europe centrale et orientale vis-à-vis du pétrole russe.

L’accord prévoit l’extension de l’oléoduc Odessa-Brody jusqu’à Plock, en Pologne, en passant par l’Ukraine, donnant accès à Gdansk et à la Lituanie.

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