Athènes demande l’aide de l’UE pour le retour de migrants en Turquie

La Grèce a demandé jeudi (14 janvier) l'aide de l'Union européenne (UE) pour "le retour immédiat" en Turquie voisine de près de 1.500 migrants. [Ververidis Vasilis/Shutterstock]

La Grèce a demandé jeudi (14 janvier) l’aide de l’Union européenne (UE) pour « le retour immédiat » en Turquie voisine de près de 1.500 migrants déboutés du droit d’asile par les autorités grecques, qu’Ankara refuse de recevoir.

Cette « requête » grecque a été soumise à la Commission européenne et à Frontex, l’Agence européenne de surveillance des frontières extérieures de l’UE, et concerne « des migrants de pays tiers (non européens, ndlr) qui n’ont pas droit à la protection internationale », selon le ministère grec des Migrations et de l’Asile.

Ces demandeurs d’asile déboutés vivent actuellement dans les camps d’accueil et d’enregistrement des îles grecques situées près des côtes turques: 995 personnes à Lesbos, 180 à Chios, 187 à Kos et 128 à Samos, précise un communiqué ministériel.

« L’Europe doit établir un mécanisme commun pour répondre à ce problème dans le cadre du nouveau pacte (européen) sur l’asile, mais aussi mettre en oeuvre la nécessaire procédure opérationnelle légale pour permettre ces retours », a souligné dans un communiqué Notis Mitarachi, ministre grec des Migrations et de l’Asile.

La Commission européenne a « reçu la lettre du ministre grec et sa réponse est en cours de préparation », a indiqué à l’AFP Adalbert Jahnz, un porte-parole de la Commission.

« La Commission est consciente des défis auxquels la Grèce est confrontée et continue les efforts pour la reprise des retours depuis les îles grecques en Turquie en vertu de la déclaration commune UE-Ankara », a assuré Adalbert Jahnz.

Signée en mars 2016, quelques mois après le début de la plus grande crise migratoire contemporaine, cette déclaration a limité considérablement le nombre es migrants venant en Europe, surtout des Syriens fuyant alors la guerre dans leur pays.

En vertu de cette déclaration, la Turquie est tenue de prendre en charge les demandeurs d’asile déboutés en Grèce. En échange, l’UE doit soutenir financièrement Ankara.

Mais la Turquie accuse l’UE de ne pas avoir rempli ses obligations alors que 3,6 millions de réfugiés en majorité syriens vivent sur son territoire.

Athènes soutient que seuls 139 retours ont été effectués en 2020 avant qu’Ankara n’arrête ce processus en mars à cause de la pandémie de coronavirus.

« Nous attendons que la Turquie intensifie ses efforts en vertu de la déclaration commune », a indiqué Notis Mitarachi, soulignant que « premièrement », Ankara doit empêcher les bateaux-passeurs de quitter les côtes turques vers la Grèce et l’Europe.

« Deuxièmement », Ankara « doit accepter le retour des migrants sur la base de la déclaration commune UE-Turquie mais aussi des accords bilatéraux de réadmission existants », a dit le ministre.

L’UE a indiqué en décembre avoir affecté la totalité des 6 milliards d’euros promis à la Turquie en 2016. Cet argent, qui ne sera pas versé directement au gouvernement d’Ankara, vise à financer des projets spécifiques en Turquie pour répondre aux besoins des réfugiés.

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