Pacte sur les migrations : la Commission reconnaît que les progrès sont « lents »

« Rien n’est bloqué », a déclaré la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, notant que ces derniers temps, il y a eu de « bons signes » d’entente sur l’asile et la migration, ce qui pourrait signifier « de nouveaux progrès ». [EPA-EFE/MANUEL DE ALMEIDA]

La commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, a reconnu que les progrès concernant le nouveau pacte sur les migrations et l’asile, proposé par la Commission européenne en septembre, ont été « lents ».

Mme Johansson s’est exprimée lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’une réunion ministérielle sur les politiques migratoires et la gestion des frontières, mardi (11 mai), dans le cadre de la présidence portugaise du Conseil de l’Union européenne (UE).

« Nous progressons, mais je dois reconnaître que c’est lent », a-t-elle déclaré par liaison vidéo à l’issue des travaux qui ont réuni 15 ministres de l’UE et des régions d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest (Égypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Mauritanie, Sénégal et Niger).

« Rien n’est bloqué », a déclaré la commissaire, notant que ces derniers temps, il y a eu de « bons signes » d’entente sur l’asile et la migration, ce qui pourrait signifier « de nouveaux progrès ».

Mais, a-t-elle répété, « c’est une route lente ».

Récemment, la Commission européenne a présenté une proposition de nouvelle stratégie européenne sur les retours volontaires et la réintégration, renforçant le rôle de Frontex, l’agence responsable des frontières extérieures, dans ce domaine.

Rencontre entre Frontex et le Portugal pour garantir le respect du droit européen

Le Portugal organisera une rencontre avec le conseil d’administration et le PDG de Frontex pour garantir le respect du « droit européen » et des « règles établies », a annoncé le ministre portugais de l’Administration interne Eduardo Cabrita jeudi (4 février).

Lors de la même conférence de presse, le ministre portugais de l’Intérieur, Eduardo Cabrita, a reconnu que le nouveau pacte « est l’un des points les plus complexes de l’agenda européen ».

M. Cabrita a déclaré qu’il y avait eu « des progrès significatifs sur le plan technique » et que la présidence portugaise s’était attachée à « rapprocher les positions des États membres » dans l’équilibre entre la gestion des frontières extérieures et la « solidarité avec les pays soumis à une plus grande pression ».

Concernant la « véritable tragédie » des migrants qui tentent de rejoindre l’Europe en traversant la Méditerranée – où près de 500 personnes sont mortes depuis le début de l’année – Mme Johansson a souligné que « pour sauver des vies, le plus important est d’empêcher ces voyages dangereux ».

Pour les prévenir, a-t-elle souligné, il faut « améliorer les conditions de vie et la protection des personnes, en Libye par exemple, lutter contre les réseaux et les trafiquants et soutenir les retours volontaires ».

Il y a eu une « convergence significative des messages » entre les dirigeants européens et africains réunis aujourd’hui au Centre culturel de Belém à Lisbonne pour « approfondir le dialogue politique », a-t-elle ajouté.

La commissaire a rappelé que « de nombreux pays africains sont à la fois l’origine, le transit et la destination » des flux migratoires et a souligné que « leurs connaissances et leur expérience sont cruciales ».

Il est également important de veiller à ce que l’UE ne perde pas de vue le fait qu’elle n’est pas le seul endroit au monde à compter un grand nombre de migrants.

« Nous sommes d’accord sur la nécessité de promouvoir les mécanismes de migration légale », et d’« articuler les efforts » pour lutter contre les réseaux de trafic, a ajouté M. Cabrita, soulignant que les participants à la réunion étaient « engagés à donner la priorité à la coopération entre l’UE et l’Afrique ».

En Europe, 17 enfants migrants ont disparu chaque jour depuis 2018

C’est une enquête du quotidien britannique The Guardian, menée conjointement avec le collectif de journalisme transfrontalier « Lost in Europe » qui lance l’alerte : la trace de 18 292 enfants migrants non accompagnés a été perdue entre janvier 2018 et décembre 2020. Un article d’Euractiv Italie.

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