Le Portugal nourrit les attentes chypriotes au sujet du pacte européen sur la migration et l’asile

epa08922887 Cypriot Foreign Affairs Minister Nikos Christodoulides attends a press conference with his Portuguese counterpart, Augusto Santos Silva (not pictured) after a meeting at the Foreign Ministery in Lisbon, Portugal, 06 January 2021. EPA-EFE/MANUEL DE ALMEIDA [EPA-EFE/MANUEL DE ALMEIDA]

« Il n’y a pas de meilleur État membre que le Portugal pour mener avec succès » les négociations concernant le pacte sur la migration et l’asile, a déclaré le ministre chypriote des Affaires étrangères Nikos Christodoulides mercredi (6 janvier). Un article de notre partenaire Lusa.pt.

« En ce qui concerne l’UE, nous croyons que le Portugal est l’un des pays sur lesquels nous pouvons le plus compter », a fait savoir M. Christodoulides, se référant à la présidence tournante du Portugal au Conseil de l’UE au cours du premier semestre de 2021.

« Lors de nos discussions, j’ai eu l’occasion de réaffirmer notre soutien aux priorités de la présidence portugaise, notamment notre confiance commune dans une Europe plus forte fondée sur les principes démocrates et la solidarité », a-t-il poursuivi.

Le ministre chypriote a pris la parole lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue portugais Augusto Santos Silva, organisée à la suite d’une réunion à Lisbonne portant, entre autres, sur la migration.

« Je suis persuadé que le Portugal, en tant que pays méditerranéen, comprend bien les préoccupations liées aux pays limitrophes et les difficultés que nous pose la migration », a déclaré l’homme politique de centre droit, ajoutant que l’UE devait aborder ce sujet sensible « avec une approche globale, en prenant particulièrement en compte les pays africains ».

« Chypre s’engage à offrir un soutien » sur lequel le gouvernement portugais pourra compter lors des six prochains mois, a-t-il assuré.

En septembre dernier, la Commission européenne a présenté une proposition pour le nouveau pacte sur la migration et l’asile, dont les pourparlers seront amorcés au cours de ces prochains mois placés sous le signe portugais.

Un accord pour 2021 ?

Le navire européen espère conclure un accord sur le pacte cette année. Néanmoins, au vu des divergences au sein des États membres, il se pourrait que celui-ci ne soit trouvé qu’au cours des deux prochaines années.

Dans un entretien avec El Pais, Margaritis Schinas, le vice-président de la Commission européenne à l’origine de la proposition, a indiqué qu’il était possible de trouver un accord entre les pays de l’Europe méridionale en première ligne de la crise migratoire et les membres du groupe de Visegrad (V4) ouvertement opposés à une stratégie migratoire européenne commune.

« Nous devons contrer le populisme de front en montrant que l’UE peut surmonter les différents obstacles issus de la migration », a soutenu M. Schinas.

« La montée du populisme ne s’explique pas par la crise économique que nous traversons ou la hausse des inégalités, mais par notre incapacité à résoudre les questions liées à la migration », a-t-il renchéri, avançant que la nouvelle proposition était l’option qui permettrait de satisfaire toutes les parties.

Les pays du Sud ont maintenu que la proposition constituait un bon point de départ, mais ont appelé à davantage de changements. De son côté, le V4 l’a rejetée catégoriquement.

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