Des passeurs projetaient de traverser la Manche en jet-skis

A Calais, les migrants attendent une hypothétique traversée vers le Royaume-Uni. EPA/ETIENNE LAURENT

Six hommes ont été reconnus coupables d’avoir fait traverser des migrants du nord de la France vers l’Angleterre. Ils projetaient d’utiliser des jet-skis dans leur trafic, après plusieurs traversées désastreuses. Un article de notre partenaire Ouest France.

Une bande de six hommes britanniques et albanais a été reconnue coupable mardi à Londres d’avoir fait passer des migrants du nord de la France vers l’Angleterre par la mer et projetait d’utiliser des jet-skis pour les traversées.

Deux Albanais servaient d’intermédiaires et travaillaient avec une famille basée dans le Kent, un père et ses deux fils qui s’étaient procuré plusieurs bateaux pneumatiques.

Les Albanais recrutaient leurs compatriotes à Calais et les aidaient ensuite à disparaître dans la nature côté britannique. Les migrants payaient environ 5 500 £ (6 000 euros) leurs services, a précisé le parquet dans un communiqué.

Des traversées désastreuses

Les enquêteurs britanniques les ont arrêtés au moment où ils projetaient d’utiliser des jet-skis dans leur trafic, après avoir déjà effectué plusieurs traversées désastreuses entre avril et août 2016 à bord de petits bateaux pneumatiques, a indiqué la police dans un communiqué.

Les enquêteurs avaient été intrigués par un premier bateau pneumatique retrouvé vide mi-mai à Dymchurch, sur les côtes du Kent. La police française avait ensuite pris le relais pour surveiller les passeurs, qui recrutaient à Calais et partaient ensuite depuis la plage proche d’Escalles, selon la police. Mais ils avaient une connaissance sommaire de la navigation et ont multiplié les erreurs.

Panne d’essence

Fin mai, 18 migrants avaient été secourus près des côtes britanniques car le bateau était tombé en panne d’essence. Fin juillet, un autre avait circulé à contresens sur la route maritime dans ces eaux très fréquentées. Puis le bateau était tombé à court d’essence et avait dû être remorqué.

« Ils étaient prêts à risquer des vies humaines pour de l’argent, à traiter les gens comme des marchandises à acheminer à travers la voie maritime la plus fréquentée au monde en utilisant des petits bateaux, et même un jet-ski », a déploré la police.

Leur peine sera prononcée par la cour criminelle de l’Old Bailey le 21 septembre.

Subscribe to our newsletters

Subscribe