Juncker fait montre d’optimisme sur les relations avec Visegrád

Peter Pellegrini et Jean-Claude Juncker. [Commission]

Jean-Claude Juncker veut rester optimiste quant à un possible accord sur le régime d’asile européen, alors que la Slovaquie a pris la présidence du groupe de Visegrád.

Le nouveau Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini, a succédé à Robert Fico après l’assassinat du journaliste d’investigation Jan Kuciak et sa compagne. Il s’est entretenu avec le président de la Commission à Bruxelles, alors que son pays prend la présidence tournante du groupe de Visegrád le 1er juillet, pour un an, après la Hongrie.

Les pays du groupe, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie, se sont toujours opposés au partage du fardeau que représente la crise migratoire pour certains États membres.

Lors de sa conférence de presse avec Jean-Claude Juncker, Peter Pellegrini a répété que les quotas obligatoires n’étaient « pas justes », mais a souligné que son pays pouvait contribuer différemment à la gestion de la crise. Il a mentionné un projet selon lequel des demandeurs d’asile pourraient être hébergés en Slovaquie en attendant la réponse de l’Autriche.

Il a aussi rappelé que Bratislava soutenait le fonds fiduciaire pour l’Afrique. Il assure en outre que son pays participerait de manière constructive aux négociations sur la réforme du système de Dublin, qui régit le système d’asile européen.

Bruxelles menace de sanctions les pays de Visegrád

La Commission a prévenu qu’elle pourrait sanctionner les États qui ne respectent pas les quotas sur l’accueil des réfugiés en lançant des procédures d’infraction dans les prochains jours.

« Si nous voulons maintenir la paix et la solidarité dans l’Union, alimenter les tensions est une mauvaise idée », a-t-il ajouté. « Je ferais tout mon possible pour qu’il n’y ait pas de blocage. »

Jean-Claude Juncker a pour sa part estimé que bien peu d’Européens de l’Ouest sont conscients de l’aide qu’apportent les pays de Visegrád  aux réfugiés libyens Selon le président de la Commission, ces derniers ont mis 35 millions d’euros à disposition de l’Italie, un effort « que d’autres n’ont pas fait ».

« Je suis convaincu que les relations entre le groupe de Visegrád et la Commission, qui ne sont pas aussi mauvaises qu’on ne le pense, s’amélioreront encore », a-t-il ajouté.

L'harmonisation du droit d'asile en Europe reste un voeu pieux

Bien que des voix plaident pour une harmonisation du droit d’asile au niveau européen, des obstacles politiques et matériels bloquent encore cette évolution.

 

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