La France n’est pas prête à quitter l’Irak en cas de retrait américain

Le président français Emmanuel Macron assiste à une conférence de presse avec le président irakien au palais présidentiel irakien à Bagdad, en Irak, le 28 août 2021. [AHMED JALIL/EPA]

La France ne quitterait pas l’Irak en cas de retrait américain, a déclaré le président français Emmanuel Macron au journal télévisé de TF1 dimanche soir (29 août) depuis la ville d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.

« Nous avons des forces spéciales engagées dans ces opérations, où nous avons perdu des femmes et des hommes dans ces combats, c’est l’honneur de la France d’être là. Nous les maintiendrons tant que les terroristes seront présents », a-t-il déclaré.

« Le risque zéro n’existe pas en la matière. Ces dernières années, il n’y a pas eu de complots organisés depuis l’extérieur », a déclaré le président, ajoutant qu’« il ne faut pas confondre les risques terroristes et l’immigration ».

Le président français a également évoqué la situation actuelle en Afghanistan, notant que la France et le Royaume-Uni plaideront lundi 30 (août) à l’ONU pour un refuge à Kaboul, alors que le dernier avion de rapatriement français a atterri dimanche (29 août) à Paris.

L’arrivée attendue de migrants afghans en Europe après la prise de pouvoir des talibans ne sera pas aussi importante que les arrivées massives de 2015 liées à la guerre en Syrie, a déclaré Macron dimanche (29 août). « Ce qui est sûr c’est qu’il y a plus de monde qui essaiera de venir en Europe, ce qui créera une pression sur notre capacité à les accueillir. », a-t-il ajouté.

L'Allemagne cherche à coopérer avec les voisins de l'Afghanistan pour renforcer les efforts d'évacuation

« L’engagement de l’Allemagne ne s’arrête pas à la conclusion de la mission d’évacuation militaire », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas.

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