Le Premier ministre tchèque veut arrêter toute migration illégale vers l’Europe

Andrej Babis [Yakub88/Shutterstock]

En visite en Italie, Andrej Babis a appelé à arrêter toutes les arrivées illégales sur le continent. Il demande un « plan d’action complet » européen pour stopper le flux migratoire. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, connu pour ses positions anti-migrants, s’est prononcé lundi dans la presse pragoise en faveur de la mise en place d’un « plan d’action complet » visant à arrêter les migrations illégales, à la veille de son déplacement en Italie et à Malte.

« Si l’Italie et Malte n’accueillent pas (les migrants illégaux), c’est l’Espagne qui les prendra. Et ainsi, nous lançons encore un message aux migrants qu’il est bien possible de se rendre en Europe, du Maroc via l’Espagne. Cela doit cesser, sinon nous n’arrêterons pas le flux migratoire », a affirmé Andrej Babis.

« Je m’apprête à en parler avec les dirigeants européens et à prendre part à la mise en place d’un plan d’action complet », a ajouté Andrej Babis, homme d’affaires milliardaire et chef du mouvement populiste ANO, dans les colonnes du journal Dnes.

Le débat sur les réfugiés s'envenime entre l'Italie et la Commission

Le commissaire européen à la migration estime que les attaques de l’Italie contre l’UE, qu’elle accuse d’absence de solidarité dans la gestion des migrants, reviennent à « se tirer une balle dans le pied ». Le Vatican, l’Albanie et l’Irlande sont quant à elles venues en aide aux réfugiés coincés dans le port de Catane.

 

 

Dire non aux quotas

« Je veux en parler avec mes partenaires en Italie et à Malte, et bien sûr aussi avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui a négocié récemment avec l’Espagne », a-t-il poursuivi.

La visite d’Andrej Babis en Italie coïncide avec celle du Premier ministre hongrois Viktor Orban qui défend, tout comme des membres du gouvernement italien, la même ligne dure envers les migrants.

« Nous devons commencer à coopérer de manière très intense pour trouver une solution, car nous avons inutilement perdu trois ans dans un débat insensé sur les quotas (de répartition) », a également dit le chef du cabinet minoritaire qui a remporté le vote de confiance au Parlement grâce au soutien du parti communiste.

La République tchèque, pays de 10,6 millions d’habitants, membre de l’UE et de l’Otan, n’a accueilli que quelques réfugiés depuis la crise de 2015.

« Défendre nos ancêtres »

Andrej Babis a réaffirmé que la République tchèque ne prendrait « aucun migrant illégal », cette position n’étant pas dirigée, selon lui, contre l’Italie, mais représentant une « stratégie fondamentale ».

« C’est un geste clé, un symbole et un message aux migrants et aux gangs de passeurs, qu’il sera dépourvu de sens de prendre un bateau à destination de l’Europe », a insisté Andrej Babis, avant ses rencontres avec ses homologues italien Giuseppe Conte et maltais, Joseph Muscat.

Andrej Babis avait qualifié le mois dernier de « chemin vers l’enfer » la demande faite par Rome à ses partenaires de l’UE de prendre en charge une partie des migrants se trouvant alors dans les eaux italiennes.

« Le problème (des migrations illégales) est absolument fondamental. Nous devons défendre ce que nos ancêtres ont édifié pendant plus de mille ans », a aussi affirmé le chef du gouvernement tchèque.

Andrej Babiš s’attaque à la migration pour son premier sommet européen

Le nouveau Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, participera la semaine prochaine à son premier sommet européen. Il compte défendre la vision de son pays sur la migration et les quotas de réfugiés.

Lire sur Ouest-France

Subscribe to our newsletters

Subscribe