Les tensions entre Londres et Paris augmentent au sujet des traversées de la Manche

Un bateau de la Border Force (BF) britannique transporte un groupe de migrants, dont des enfants, qui ont été trouvés dans la Manche au large de Douvres, à Douvres, Kent, Grande-Bretagne, le 22 juillet 2021. [VICKIE FLORES/EPA]

La ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, et le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, se sont entretenus mercredi (8 septembre) dans le cadre d’un conflit croissant concernant le nombre de migrants traversant la Manche vers le Royaume-Uni.

La Grande-Bretagne avait accepté de payer la France si sa marine empêchait les bateaux d’arriver au Royaume-Uni, mais Mme Patel a prévenu que le gouvernement pourrait retenir 54,2 millions de livres sterling (63,1 millions d’euros) à moins que davantage de bateaux ne soient interceptés.

Le Royaume-Uni forme actuellement ses forces frontalières à renvoyer les bateaux vers la France, une tactique qui, selon M. Darmanin, « risquerait d’avoir un impact négatif sur notre coopération. »

« La sauvegarde des vies humaines en mer est prioritaire sur les considérations de nationalité, de statut et de politique migratoire », a ajouté le ministre français dans une lettre adressée au Royaume-Uni. D’autres ont prévenu que le renvoi des bateaux vers la France enfreindrait les termes de la Convention de Genève des Nations unies, qui donne le droit de demander l’asile dans n’importe quel pays.

À la suite de ces entretiens, qui se sont déroulés en marge d’une réunion des ministres de l’Intérieur du G7 à Londres, M. Patel a déclaré sur Twitter que « l’obtention de résultats et l’arrêt des traversées étaient une priorité absolue pour le peuple britannique ».

Le ministère de l’Intérieur a déclaré que 785 personnes ont traversé la Manche dans des petits bateaux lundi (6 septembre), ce qui porte le nombre total à plus de 12 600 personnes depuis le début de l’année.

Migrants afghans : l'Europe doit se "protéger" du "risque terroriste", dit Frontex

L’Europe, qui va subir une « pression migratoire progressive » avec l’exil des Afghans fuyant le régime taliban, doit se protéger du « risque terroriste », a estimé mardi (31 août) le patron de Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières.

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