L’Italie ne s’est jamais abstenue de sauver les réfugiés, déclare le président

Le président italien a invité à mener « une réflexion pour rendre effectif l’exercice [de la] responsabilité internationale » d’accueillir les migrants. [Gints Ivuskans/Shutterstock]

« La protection de la vie humaine, le sauvetage des réfugiés, le soutien de ceux qui souffrent dans les crises humanitaires, l’accueil des plus vulnérables, sont des engagements auxquels la République italienne, en collaboration avec l’Union européenne et d’autres organisations internationales, ne s’est jamais abstenue, même dans les derniers temps marqués par la pandémie », a déclaré dimanche le président italien Sergio Mattarella, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés.

« Plus de 80 millions de personnes sont en fuite, selon le Haut Commissariat des Nations unies qui, à ce jour, protège près de 100 millions d’individus », a expliqué M. Mattarella, invitant à mener « une réflexion pour rendre effectif l’exercice [de la] responsabilité internationale » d’accueillir les migrants.

Le dossier de l’immigration et des débarquements sera au centre des rencontres auxquelles participera le Premier ministre Mario Draghi dans les prochains jours, lundi à Berlin avec la chancelière Angela Merkel, et jeudi et vendredi au sommet du Conseil européen à Bruxelles.

Parvenir à un accord sur la redistribution — même volontaire — des migrants semble presque impossible lors du sommet.

Un accord visant à accélérer les accords de partenariat et de coopération entre l’UE et les pays d’origine des migrants pourrait en revanche être plus facile à obtenir. La réforme de l’agence européenne pour l’asile (EASO) sera probablement sur la table, d’autant plus que les pays « Med 5 » (Italie, Espagne, Grèce, Malte, Chypre) sont favorables à un renforcement de l’agence.

Lors de la rencontre bilatérale de lundi, Mme Merkel rappellera que l’Allemagne a toujours participé à la redistribution des migrants, et qu’elle est en phase avec l’Italie qui demande une solution solidaire en Europe. Toutefois, cette solution implique le rejet des « flux secondaires », c’est-à-dire des migrants qui quittent le premier pays européen où ils ont atterri.

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