Migrants : Emmanuel Macron souhaite un nouveau traité UE-Afrique

« Il faut penser avec les Etats d'origine une politique migratoire beaucoup mieux organisée, en particulier avec l’Afrique », a déclaré Emmanuel Macron lors d'un dîner de bienfaisance organisé à Paris par un réseau d'entrepreneurs protestants. [ARIS OIKONOMOU / POOL/EPA]

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé mardi (26 octobre) qu’il souhaitait gérer le problème des migrants au niveau européen, et a souhaité un nouveau traité Europe-Afrique pour prévenir les migrations.

« L’un de mes objectifs sous présidence française (de l’Union européenne)  est d’essayer de rebâtir un traité de paix et d’amitié avec l’Afrique, où une des données sera comment les Européens donnent la capacité à la jeunesse africaine d’avoir des opportunités dans son continent », a-t-il plaidé lors d’un dîner de bienfaisance organisé à Paris par un réseau d’entrepreneurs protestants.

« Il faut penser avec les Etats d’origine une politique migratoire beaucoup mieux organisée, en particulier avec l’Afrique », a-t-il dit, tout en réclamant une meilleure protection contre les migrations illégales, leur reconduite systématique dans leur pays d’origine et une réforme de l’espace Schengen.

Face à « une pression migratoire beaucoup plus forte que ces dernières années, dans des sociétés en crise d’intégration, avec aussi des personnes qui viennent de pays plus difficiles à intégrer », a-t-il dit.

« Il faut améliorer l’intégration, y compris pour ceux qui sont là depuis longtemps, mais essayer dans le même temps de prévenir les nouvelles arrivées car elles sont insoutenables pour nos sociétés, pour le continent européen, car une large majorité de ceux qui arrivent en demandant l’asile ne sont pas éligibles à l’asile », a-t-il insisté.

« La plupart de ceux qui viennent pour demander l’asile viennent de pays avec lesquels nous entretenons des relations diplomatiques parfaites, auxquels nous donnons des dizaines voire des centaines de milliers de visas. Au bout d’un an, ils se sont installés, dans une situation souvent d’illégalité et ont pu construire une vie normale ».

« Chaque cas individuel, vous arriverez à me convaincre en tant qu’homme qu’il faut les garder, mais en tant que président je ne peux pas vous dire que cette situation soit viable, car cela vide de son sens ce qu’est l’asile », a-t-il dit, réclamant une distinction nette entre l’asile et toutes les autres migrations.

Le chef de l’Etat répondait au président de la Fédération protestante de France, François Clavairoly qui lui a rappelé « l’exigence du droit d’asile » et regretté que « l’accueil soit nié par des discours de haine ».

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