Migrants en Biélorussie : report inattendu de la réunion entre Bruxelles et les pays impliqués

Au cours des derniers mois, ces trois pays ont signalé un pic du nombre de migrants originaires du Moyen-Orient et d’Afrique traversant leur territoire depuis la Biélorussie. [VALDA KALNINA/EPA]

L’exécutif européen a convoqué jeudi (14 octobre) des représentants de Pologne, de Lituanie et de Lettonie pour discuter du sort des migrants bloqués à leur frontière avec la Biélorussie. Mais la réunion n’a pas eu lieu.

« Je suis très préoccupée par les informations faisant état de personnes, y compris des enfants, bloquées dans des forêts dans une situation désastreuse aux frontières extérieures de l’UE avec la Biélorussie », avait déclaré la commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, en demandant une réunion avec les trois ambassadeurs de Pologne, de Lituanie et de Lettonie.

Au cours des derniers mois, ces trois pays ont signalé un pic du nombre de migrants originaires du Moyen-Orient et d’Afrique traversant leur territoire depuis la Biélorussie. L’UE accuse Minsk d’orchestrer délibérément ce flux pour faire pression sur le bloc.

Cependant, la réunion n’a pas eu lieu comme prévu. Certains ont émis l’hypothèse que cela était dû au manque de disponibilité des ambassadeurs, ce qui, selon un porte-parole du gouvernement, n’était pas vrai.

« Oui, j’ai reçu l’invitation à me réunir et à discuter de la situation à la frontière extérieure de l’UE avec la Biélorussie. Comme la situation là-bas concerne la sécurité de toute l’UE, j’ai également suggéré d’inviter les présidences actuelle et future de l’UE à la réunion », a déclaré Simonas Šatūnas, représentant permanent par intérim de la Lituanie auprès de l’UE, dans un communiqué de presse.

« Depuis le tout début de l’attaque hybride, la Lituanie a coopéré étroitement avec l’UE. Nous sommes convaincus que la résolution des conséquences de la traite des êtres humains doit être l’affaire de toute l’UE, et pas seulement des pays exposés à l’attaque hybride du régime de Loukachenko », a-t-il déclaré.

« Ce n’est qu’ensemble — la Commission et l’ensemble de l’UE27 — que nous pourrons démanteler les réseaux illégaux de trafic d’êtres humains et éviter des situations déchirantes à la frontière de l’UE avec la Biélorussie », a ajouté M. Šatūnas.

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