Mise en cause pour des refoulements illégaux, Frontex annonce des contrôles renforcés à l’interne

[EPA-EFE/ORESTIS PANAGIOTOU]

Accusée d’avoir procédé à des refoulements illégaux de migrants, l’agence Frontex annonce un contrôle accru du respect des règlements dans ses rangs. Elle devra aussi fournir des réponses à la Commission européenne d’ici à la fin du mois. Un article d’Euractiv Italie.

Lors d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’agence européenne pour la protection des frontières qui a eu lieu le 10 novembre, Fabrice Leggeri, le directeur exécutif de Frontex, a promis d’améliorer les normes de respect des droits de l’homme. Pour Ylva Johansson, la commissaire européenne aux affaires intérieures, il s’agit d’« un bon début » pour le « processus transparent », qu’elle entend voir se mettre en place, a-t-elle écrit dans un tweet.

Elle a cependant ajouté que Bruxelles avait demandé « au directeur exécutif de Frontex de répondre à des questions avant la prochaine réunion du conseil d’administration », agendée à la fin novembre.

Les reportages de divers médias, dont ceux de l’hebdomadaire allemand réputé Der Spiegel, montrent que des agents de Frontex collaborent avec les autorités grecques pour repousser les migrants dans les eaux turques.

Bruxelles veut des explications de Frontex, accusée de procéder à des refoulements illégaux de migrants

La Commission européenne a sollicité une réunion extraordinaire urgente avec Frontex, l’agence européenne pour la protection des frontières, mise en cause pour des refoulements illégaux de migrants en mer Égée. Un article d’Euroefe.

Les organisations de défense des droits de l’homme ont tiré la sonnette d’alarme et rappelé que les migrants, parmi lesquels se trouvent de nombreux réfugiés fuyant des conflits, ont tous le droit de demander l’asile, et qu’ils sont mis en péril par les réactions agressives des gardes-frontières. De quoi plonger la Commission européenne dans l’embarras.

Fabrice Leggeri, qui est un ancien haut fonctionnaire français, a déclaré lors de la réunion du 10 novembre que Frontex devrait mettre en place un comité d’évaluation pour contrôler le respect des règlements.

« Toute allégation de mauvaise conduite ou de violation des traités internationaux ou des droits fondamentaux dans le cadre d’opérations conjointes coordonnées par Frontex suscite de grandes inquiétudes et fait l’objet d’une enquête approfondie », a-t-il ajouté.

« Je m’engage à renforcer le bureau du responsable des droits fondamentaux et à augmenter progressivement son budget ».

La Turquie compte laisser la porte de l’UE ouverte aux migrants

Pour démontrer son sérieux à Bruxelles, le président turc Recep Tayyip Erdogan a répété mercredi 11 mars que les frontières vers l’UE resteraient ouvertes, afin de laisser passer les nombreux réfugiés présents en Turquie. Un article de notre partenaire, Euroefe.

Au début de cette année, plusieurs gouvernements européens avaient accusé la Turquie d’exploiter le flux de réfugiés pour exercer certaines pressions dans le cadre d’autres différends politiques. L’UE n’est pas encore parvenue à trouver un accord politique pour établir sa propre politique d’asile et continue donc à prêter le flanc au chantage de la Turquie.

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