Pas de place pour les réfugiés afghans dans l’UE, d’après le Premier ministre tchèque

Le Premier ministre tchèque Andrej Babiš arrive pour le début de la campagne pour les élections générales à Usti nad Labem, République tchèque, 02 septembre 2021. [MARTIN DIVISEK/EPA]

Il « n’y a vraiment pas de place » pour les réfugiés afghans dans l’Union européenne, a affirmé mardi (7 septembre) le Premier ministre tchèque, le populiste Andrej Babiš, estimant qu’il valait mieux « une solution leur permettant de rester en Afghanistan ».

« Il n’y a vraiment pas de place pour eux en Europe », a déclaré M. Babiš après une rencontre avec le chancelier autrichien Sebastian Kurz et le Premier ministre slovaque Eduard Heger au château de Lednice, dans le sud-est de la République tchèque.

« Une option est de mener des pourparlers avec le président [turc Recep Tayyip] Erdogan, comme dans le passé, mais je ne pense pas que ce soit une bonne solution », a ajouté M. Babiš.

Le dirigeant populiste milliardaire faisait référence à l’accord migratoire conclu en 2016 entre l’UE et la Turquie aux termes duquel Ankara s’est engagé à empêcher les départs vers l’Europe de millions de réfugiés principalement syriens en échange de financements pour l’aider à héberger plus de trois millions d’immigrants.

« Une meilleure option est une solution permettant aux gens de rester en Afghanistan », a-t-il poursuivi.

Le chancelier Kurz a de son côté déclaré que l’Autriche avait prévu une enveloppe de 18 millions d’euros pour aider les réfugiés afghans dans les pays voisins de l’Afghanistan.

« Nous tenterons d’alléger leurs souffrances, mais nous sommes convenus que l’année 2015 ne devrait pas se reproduire. Nous sommes contre l’immigration illégale et nous combattrons les passeurs », a ajouté M. Kurz, évoquant l’afflux de réfugiés syriens cette année-là.

Il s’agit de « trouver une solution régionale et de ne pas déclencher un nouvel exode vers l’Europe », a ajouté le chancelier conservateur.

Mario Draghi critique la réponse de l'UE aux migrants afghans

« L’Europe, unie par de nombreux principes, est incapable de s’attaquer au problème et cela constitue une épine dans l’existence même du bloc», a déclaré le premier ministre italien Mario Draghi à propos de la crise humanitaire en Afghanistan. 

Subscribe to our newsletters

Subscribe