Craintes d’une nouvelle dégradation sécuritaire au Mali

Le Mali a connu son quatrième coup d’État mardi 18 août. [EPA-EFE/MOUSSA KALAPO]

Le coup d’État militaire suscite à nouveau la peur du vide constitutionnel qui risque d’aggraver les problèmes sécuritaires dans le pays. Un article de notre partenaire Deutsche Welle.

Après des mois de troubles, la catastrophe redoutée est survenue. Le Mali a connu son quatrième coup d’État ce mardi 18 août. 

Le Mali a vu le nord de son territoire tomber en 2012 aux mains des djihadistes après le putsch qui a chassé Amadou Toumani Touré du pouvoir.  Après le coup de force de mardi, y a-t-il de nouveau le risque de l’effondrement sécuritaire dans le pays ? Ibrahim Maïga, analyste sécuritaire, interrogé dans le journal de 17HTU ce mercredi 19 août, estime qu’il est clair que les groupes armés djihadistes vont profiter de la confusion pour gagner du terrain.

Quid des soldats étrangers ?

Le président français, Emmanuel Macron a estimé ce mercredi (19.08) que « la lutte contre les groupes terroristes et la défense de la démocratie et de l’État de droit sont indissociables« , à propos de la situation au Mali. Angela Merkel a assuré que le coup d’Etat n’avait pas d’impact sur le déploiement des Casques bleus de la Mission de l’Onu dans le pays, la Minusma. « Ce putsch n’a pas pour l’instant d’effets sur les activités des soldats. Et donc nous observons ce qu’il se passe, ça n’a pas de conséquences pour l’heure mais nous ferons tout pour que la sécurité des soldats allemands soit maintenue« , a-t-elle précisé.

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La Minusma s’est déployée en juillet 2013 au Mali, après la prise de contrôle du nord de ce vaste pays sahélien en 2012 par des groupes jihadistes. Avec environ 13.000 Casques bleus, c’est une des missions les plus importantes de l’ONU. Son mandat a été renouvelé pour un an fin juin par le Conseil de sécurité de l’ONU.

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