La corruption menace les relations américano-bulgares

La corruption et le manque de liberté des médias en Bulgarie sont « de sérieux défis pour les relations bilatérales entre Washington et Sofia », selon une déclaration conjointe des Sénateurs américains Bob Menendez (démocrate) et Jim Risch (républicain).

La corruption et le manque de liberté des médias en Bulgarie sont « de sérieux défis pour les relations bilatérales entre Washington et Sofia », selon une déclaration conjointe des Sénateurs américains Bob Menendez (démocrate) et Jim Risch (républicain).

« La corruption persistante, le déclin de la liberté des médias, la politisation du système judiciaire et d’autres menaces à l’État de droit posent de sérieux défis aux relations bilatérales entre les États-Unis et la Bulgarie », peut-on lire dans la déclaration commune.

Les sénateurs ont également souligné que la Bulgarie était le pays de l’UE qui affichait le plus mauvais score dans l’indice de corruption de Transparency International, ainsi que dans l’indice de liberté des médias publié par Reporters sans frontières.

« Le gouvernement et le système judiciaire bulgares doivent s’efforcer de faire respecter l’État de droit pour tous. Les médias doivent être libres d’informer sur ce qui se passe dans le pays sans craindre d’être sanctionnés », ont fait savoir les sénateurs.

Depuis huit mois, les citoyens bulgares appellent à des manifestations pour exiger la fin de la corruption et le respect de l’État de droit et des valeurs démocratiques, ont-ils ajouté. L’ambassade des États-Unis à Sofia a également soutenu les protestations l’été dernier.

Le parti au pouvoir, le GERB, soupçonne que la position des deux sénateurs soit le résultat d’activités de lobbying. Le Premier ministre et leader du GERB, Boyko Borissov, ne s’est pas exprimé à ce propos, mais il ne s’est pas non plus opposé à la position de son parti.

Georg Georgiev (GERB), vice-ministre bulgare des Affaires étrangères, a tenté d’aligner la position des sénateurs sur la visite du leader du parti républicain pour la Bulgarie, Tsvetan Tsvetanov, aux États-Unis.

M. Tsvetanov était le bras droit de M. Borissov au sein du GERB pendant tout un temps, mais il avait été contraint de quitter le parti après un scandale sur l’achat d’un appartement de luxe il y a deux ans. Celui-ci est revenu d’une visite à Washington quelques jours avant que les deux sénateurs ne publient leur position.

« Les véritables contacts entre la Bulgarie et les États-Unis ne sont pas contenus dans une position écrite », a expliqué M. Georgiev. L’ancien ministre des Affaires étrangères Daniel Mitov, maintenant membre du GERB, a soutenu qu’il ne s’agissait pas d’une position officielle du Sénat. « Des membres du Congrès américain devraient prochainement se rendre en Bulgarie pour voir comment les liens entre les deux parties se développent », a appuyé M. Mitov.

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