Le Mouvement 5 étoiles cherche des alliés au Parlement européen

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Le Mouvement 5 étoiles s’est entretenu de façon informelle avec trois groupes politiques du Parlement européen : Renew Europe, les Verts et la gauche radicale (GUE-NGL).

Après avoir formé un gouvernement avec le Parti démocrate, le Mouvement 5 étoiles cherche à renforcer sa présence au niveau européens. Mais plusieurs obstacles subsistent.

Dans le cas de Renew Europe, ce n’est pas la première fois que de telles discussions ont lieu. En 2017, le groupe (anciennement l’ALDE), alors mené par Guy Verhofstadt, avait tenté de courtiser le M5S, mais sans succès. L’ancien Premier ministre belge avait, par la suite, admis que cette approche avait été « une erreur ».

À l’heure actuelle, le Mouvement 5 étoiles est confronté à la forte opposition de la délégation française de Renew Europe, et ce, en raison du soutien que le leader du parti, Luigi Di Maio, a apporté aux Gilets jaunes.

Selon une source proche du dossier, le parti aurait récemment contacté le GUE-NGL : une tentative pour accroître son pouvoir au sein du navire européen après les lourdes défaites essuyées lors des dernières élections européennes, et pour pallier sa sous-représentation dans les postes élevés du Parlement. Au vu des pertes de parti politique, Die Linke (gauche), lors des dernières élections dans l’est de l’Allemagne, la GUE-NGL devrait être prête à les laisser entrer.

La même source ajoute que « les objecteurs persistants habituels », c’est-à-dire les groupes d’extrême gauche (principalement du Portugal), devraient marquer leur opposition.

Par ailleurs, si le Brexit finit par se produire, les Verts perdront des membres et pourraient, par conséquent, compenser le manque en se rapprochant du M5S.

EURACTIV a néanmoins été informé que de nombreux législateurs verts ne voient pas d’un bon œil la plateforme en ligne du parti (Rousseau), affirmant que le groupe ne peut s’appuyer sur une plateforme décisionnelle gérée par une société privée.

(Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

Entre-temps, le Premier ministre désigné en Italie, Giuseppe Conte, a présenté une liste de ministres au Président, Sergio Mattarella. L’équipe de Conte doit prêter serment aujourd’hui, tandis que le vote de confiance aura lieu lundi.

Le nouvel exécutif rompt avec le précédent, car l’Italie est en train de passer du gouvernement le plus à droite de son histoire à l’un des gouvernements les plus à gauche qu’elle n’ait jamais eu.

(Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

LONDRES

La Chambre des lords va adopter le projet de loi sur le Brexit. Un projet de loi visant à bloquer un Brexit sans accord devrait recevoir la sanction royale vendredi, à la suite de pourparlers tard dans la nuit à la Chambre des Lords. Le projet a été appuyé par les députés à la Chambre des communes mercredi et obligera le gouvernement à mettre de côté l’option d’un Brexit dur (sans accord).

« Ça a été une sacrée nuit. Ce fut un long débat — et je remercie les nobles lords qui ont maintenu le cap — qui montre non seulement l’importance du travail que nous accomplissons », a déclaré Angela Smith, cheffe du parti travailliste, Labour, à la Chambre des Lords.

« Je suis reconnaissante que nous soyons maintenant en mesure de confirmer que nous serons en mesure d’achever toutes les étapes du projet de loi d’une manière honorable d’ici vendredi à 17 heures. », a-t-elle ajouté.

(Samuel Stolton, Euractiv.com)

MADRID

Unidas Podemos sous pression. Le Premier ministre socialiste espagnol par intérim, Pedro Sánchez, a rencontré mercredi les dirigeants de plusieurs forces politiques nationalistes et régionales, dont l’ERC catalan et le PNV basque, dans une nouvelle tentative pour faire pression sur la gauche Unidas Podemos afin qu’elle accepte la « dernière offre » concernant un accord politique programmatique commun, rapporte le partenaire EFE, l’EURACTIV.

Mercredi, Pedro Sánchez, a rencontré le président de la région de Cantabrie, Miguel Ángel Revilla, et le leader du parti nationaliste modéré PNV, Andoni Ortuzar. Ils le soutiendront très probablement lors d’un nouveau vote d’investiture. Entre-temps, deux autres dirigeants socialistes ont rencontré le porte-parole du parti séparatiste catalan ERC au parlement national, Gabriel Rufián, qui a, lui aussi,  clairement exprimé son soutien.

Selon les analystes, le Premie ministre espagnole vise à obtenir le soutien des partis nationalistes afin de séduire Unidas Podemos pour établir un accord avec le PSOE. Cependant, Yolanda Díaz, membre de Podemos, a insisté mercredi sur la nécessité d’un véritable gouvernement de coalition complet, ce que Sánchez et son parti ont rejeté.

(EuroEFE.Euractiv.es)

BERLIN

L’autodestruction de Die Linke. Le conflit entre la charismatique politique allemande d’extrême gauche, Sahra Wagenknecht, et la direction du parti s’est intensifié après la débâcle électorale de dimanche dans le Brandebourg et en Saxe.

L’ancien chef du parti, Klaus Ernst, a écrit la veille une lettre à tous les membres du Bundestag de sa faction, condamnant fermement les affrontements. « En lisant divers commentaires de camarades dirigeants, j’ai l’impression que l’envie de s’autodétruire est plus grande que celle d’aider au bon déroulement des élections en Thuringe », a-t-il écrit. Le parti de gauche, Die Linke, qui avait pourtant le vent en poupe dans l’est de l’Allemagne, s’est avéré être un grand perdant dans les deux états où l’électorat, qui choisissait traditionnellement le parti comme forme de protestation, s’est clairement tourné vers le parti d’extrême droite, l’AfD.

(Claire Stam, Euractiv.de)

BRATISLAVA

Maroš Šefčovič « proche » d’Ursula von der Leyen. L’actuel vice-président de la Commission européenne et futur candidat commissaire, Maroš Šefčovič, jouera un « rôle important » dans la prochaine Commission européenne, a déclaré le Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini, après une réunion avec Ursula von der Leyen. Selon ce dernier, Ursula von der Leyen considère Maroš Šefčovič comme l’un des nominés les plus expérimentés et souhaite coopérer très étroitement avec lui. Peter Pellegrini indique que Šefčovič pourrait garder la vice-présidence, mais avec un portefeuille différent de celui qu’il détient actuellement (Union énergétique).

(Zuzana Gabrižová, Euractiv.sk)

PRAGUE

Tentative de division du groupe Visegrad ? Comme Politico l’a signalé mardi, la candidate tchèque à la Commission européenne, Věra Jourová, a reçu une offre d’Ursula von der Leyen, de se concentrer sur les questions de démocratie, d’état de droit, de désinformation et de discours de haine. Certains politiques tchèques y voient une tentative de diviser les pays du groupe Visegrad (V4), affirmant que ce programme était faible par rapport aux portefeuilles recherchés par Prague. Selon le Premier ministre Andrej Babiš, ce serait un honneur pour le pays d’obtenir ce programme.

(Ondřej Plevák, Euractiv.cz)

SOFIA

Que faire des e-scooters ? Un groupe de travail du ministère de l’Intérieur est en train d’élaborer une réglementation plus précise sur les scooters électroniques : quand et où devraient-ils être autorisés ? Bien que les scooters électriques soient des véhicules à moteur, les utilisateurs ne sont pas tenus d’avoir un permis de conduire. (Dnevnik.bg)

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