Les exportateurs britanniques redoutent un Brexit sans accord

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Les exportateurs britanniques craignent qu’en cas de Brexit dur, ils ne soient pas en mesure de vendre des produits animaux à l’Union.

Pour maintenir la vente des ces produits, Londres doit se voir accorder le statut de « ville classée », ce qui signifie que le Royaume-Uni doit respecter les normes sanitaires et de biosécurité de l’UE. La Commission européenne lui avait déjà accordé ce statut en avril dernier.

Contacté par EURACTIV sur la possibilité d’un Brexit dur, un fonctionnaire de la Commission a indiqué que « si le Royaume-Uni continue à fournir les assurances nécessaires, les conditions d’exportation seront réadoptées pour s’appliquer à partir du 1er novembre 2019 ».

L’industrie alimentaire affirme qu’elle a déjà soulevé la question auprès du ministère britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales (Defra), qui estime qu’il n’y a pas de souci à se faire avec l’exécutif européen.

« Compte tenu du changement de date de notre sortie de l’UE, un nouveau vote est nécessaire avant le 31 octobre. Toutefois, nous sommes convaincus que le Royaume-Uni continuera à satisfaire les normes sanitaires et de biosécurité », a déclaré un porte-parole du Defra.

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a publié un rapport le 3 septembre, projetant une « estimation prudente » de pertes pouvant atteindre 14,6 milliards d’euros pour l’économie britannique en cas de non-accord.

Entre-temps, Paris a clairement indiqué qu’un autre report Brexit n’était pas à l’ordre du jour. « Dans l’état actuel des choses, cette question ne se pose pas », a affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ajoutant cependant que la situation pourrait changer, surtout si des élections anticipées se tiennent.

Il a également déclaré qu’un Brexit dur était « l’hypothèse la plus probable ». Il y aura des inconvénients, c’est inévitable. Il y aura des tensions [sur des questions telles que la pêche] », a-t-il signalé à l’Association de la presse diplomatique à Paris.

La frontière française commencera à expérimenter les effets d’un « Brexit dur » dès la mi-septembre, et l’administration douanière traverse une transition difficile.

Selon Jean-Yves Le Drian, « tout dépendra aussi de la façon dont le Royaume-Uni traduira cette option sans accord. En tout cas, il faudra bien qu’il y ait des discussions à un moment donné, ne serait-ce que pour les installations aéronautiques ou l’Eurostar », a-t-il dit.

(Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com / Euractiv.fr)

LONDRES

Johnson contre le parlement. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, tentera de forcer la tenue d’élections anticipées après avoir subi une défaite humiliante mardi.

Les législateurs britanniques ont voté à une majorité de 328 voix contre 301 pour prendre le contrôle du calendrier parlementaire et devraient adopter mercredi (4 septembre) un projet de loi multipartite qui obligerait le Premier ministre à demander aux dirigeants européens de reporter Brexit au 31 janvier, sauf si les députés approuvent un accord sur Brexit pour le 19 octobre.

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(Benjamin Fox, Euractiv.com)

LA HAYE

Plaidoyer pour une réforme du droit d’asile. Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a accueilli son homologue grec Kyriakos Mitsotakis mardi, lors de la dernière étape de sa première tournée européenne en tant que nouveau leader grec. Dans la foulée des rencontres avec Emmanuel Macron et Angela Merkel, cette visite porte à croire que les Pays-Bas se sont établis comme la troisième nation européenne la plus puissante, en particulier en raison du retrait du Royaume-Uni du processus décisionnel européen. Les deux dirigeants, issus respectivement des groupes libéraux Renew Europe et Parti populaire européen, ont eu un large débat sur les opportunités d’investissement, le changement climatique et l’emploi.

La politique migratoire était aussi à l’ordre de jour, Mark Rutte rappelant que « l’UE a besoin d’un système d’asile commun et viable pour l’Europe, un système qui fera véritablement preuve de solidarité. Certains Etats membres ne veulent toujours pas participer, mais nous devons faire pression ». M. Mitsotakis a appelé ses homologues européens à se mettre d’accord sur la réforme tant attendue de la politique d’asile au sein de l’espace Schengen.

(Sam Morgan, Euractiv.com)

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BERLIN

Augmentation drastique du nombre de permis de port d’arme. Le nombre d’Allemands titulaires d’un permis de port d’arme légère a augmenté de 30 000 au cours des 12 derniers mois pour atteindre 640 000, selon le quotidien allemand Rheinische Post (contre 260 000 en 2014). Il y a actuellement en Allemagne environ 5,4 millions d’armes privées de différentes catégories, soit environ 66 armes pour 1 000 habitants.

(Claire Stam, Euractiv.de)

ROME

La crise est terminée. Les membres du Mouvement des 5 étoiles ont voté massivement (79,3 %)  en faveur de la nouvelle coalition possible avec le Parti démocrate (PD), ouvrant ainsi la voie à la formation d’un nouveau gouvernement dans les jours à venir.

Dans la matinée, le Premier ministre désigné Giuseppe Conte devrait montrer au Président Sergio Mattarella une liste de ministres proposés. Les négociateurs travaillent toujours sur les noms du cabinet ministériel, mais ils se sont mis d’accord sur un programme politique en 26 points qui a été dévoilé hier.

Pendant ce temps, à Bruxelles, Ursula von der Leyen a déclaré qu’elle s’attendait à ce que l’Italie nomme son choix pour la prochaine Commission européenne d’ici vendredi.

(Gerardo Fortuna, Euractiv.com)

BRATISLAVA

Un député extrémiste va perdre son siège en raison de propos racistes. Milan Mazurek, député du parti d’extrême droite ĽSNS (Notre Slovaquie), a été reconnu coupable de « diffamation de la nation, de la race et des croyances » par la Haute Cour. Cela signifie qu’il perdra son mandat au Conseil national. C’est la première fois qu’une décision de justice entraîne la révocation d’un siège parlementaire en Slovaquie. Ses déclarations racistes à l’égard des Roms avaient été diffusées sur une station de radio locale en 2016. Milan Mazurek devra également payer une amende de 10 000 euros. Son parti le présente comme une victime punie pour avoir dit « ce que pense toute la Slovaquie ».

Une autre victime politique. La secrétaire d’État du ministère de la Justice, Monika Jankovská a démissionné. Elle était l’une des personnalités dont le téléphone a été confisqué par la police dans le cadre de l’enquête sur Marián Kočner, un homme d’affaires accusé du meurtre du journaliste Ján Kuciak. Monika Jankovská a déclaré qu’elle envisageait de reprendre son ancien poste de juge.  (Zuzana Gabrižová, Euractiv.sk)

PRAGUE

Manque de main-d’œuvre. La République tchèque a un taux de chômage très faible (2,1 % en juillet) et fait même face à une pénurie de main-d’œuvre – il y a plus de postes vacants que de chômeurs. C’est pourquoi le gouvernement tchèque a décidé de revoir ses programmes de migration économique ciblée dans le but de permettre aux travailleurs étrangers de combler plus facilement ce manque. Par exemple, le quota annuel des travailleurs ukrainiens passera progressivement de 19 600 à 40 000. Les étrangers représentent aujourd’hui près de 11 % de la main-d’œuvre tchèque et la plupart d’entre eux viennent de Slovaquie, d’Ukraine ou de Roumanie.  (Aneta Zachová, Euractiv.cz)

 

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