Quand la démocratie directe menace le gouvernement italien

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ROME

Jour J pour le gouvernement italien : les militants du Mouvement Cinq Étoiles vont décider du sort de la future coalition. Ils devront donner le feu vert lors d’un vote en ligne par l’entremise de leur plateforme de vote électronique, Rousseau. 100 000 abonnés ont le droit de vote et pourront ainsi voter de 9 h à 18 h. Les questions sont très simples : « Êtes-vous d’accord pour que le Mouvement des cinq étoiles forme un gouvernement avec le parti démocrate, présidé par Giuseppe Conte ? » Le résultat est attendu ce soir.

« Nous avons une grande chance de changer le pays », a déclaré M. Conte aux membres du M5S dans une tentative de dernière minute pour les pousser dans la bonne direction. Mais leur leader, Luigi Di Maio, a lui été moins direct dans son appel aux membres : « Il n’y a pas de bon ou de mauvais vote », a-t-il indiqué.

Si une majorité d’électeurs Rousseau se retourne contre le programme gouvernemental proposé, auquel ils auront accès une fois le scrutin ouvert, alors Giuseppe Conte devra informer le président italien, Sergio Mattarella, que la tentative de former une coalition a échoué. Cela qui déclencher des élections anticipées, une aubaine pour le chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini.

Ce n’est pas la première fois que M5S se tourne vers la démocratie directe sur Internet pour prendre des décisions importantes : c’est l’un des principes fondateurs du parti. Les votes en ligne ont été utilisés dans le passé pour décider de la coalition précédente du Mouvement avec la Ligue, de l’élection de Luigi Di Maio au poste de leader et de nombreuses décisions politiques. Toutefois, ce système a également été confronté à des problèmes de protection de la vie privée et a été condamné à payer une amende par l’autorité de régulation italienne en avril. (Gerardo Fortuna, Sam Morgan, Euractiv.com)

LONDRES

Des élections générales se profilent à l’horizon. Le gouvernement est prêt à déclencher des élections générales le 14 octobre, si les députés se prononcent aujourd’hui contre un Brexit dur.

Le 2 septembre, le Premier ministre Boris Johnson a lancé un appel au soutien total de son parti, craignant que certains conservateurs qui s’opposent à quitter l’UE sans un accord ne se rangent du côté de l’opposition lors du vote de mardi — l’opposition cherche à forcer le gouvernement à demander une prolongation du délai du Brexit jusqu’en janvier 2020.

« Pour montrer à nos amis bruxellois que nous sommes unis, les députés devraient voter avec le gouvernement contre le délai inutile demandé par Jeremy Corbyn », a déclaré Johnson lundi.

« Je veux que tout le monde sache qu’en aucun cas je ne demanderai à Bruxelles de retarder l’échéance du Brexit. Nous quitterons l’UE le 31 octobre, point final. Nous ne reviendrons pas sur nos promesses et nous n’annulerons pas le référendum. » (Samuel Stolton, Euractiv.com)

BERLIN

La confiance imperturbable de l’AfD. Jörg Meuthen, chef du parti et membre du Parlement européen, a qualifié son parti de « grand  gagnant des élections » lors d’une conférence de presse tenue lundi à Berlin. Selon lui, les résultats montrent que le parti a cessé d’être un parti de protestation et a réussi à convaincre les électeurs avec un programme « crédible et authentique. À ses yeux, son parti est un “parti des citoyens”. Les critiques n’ont pas tardé à se faire entendre : “les dirigeants de l’AfD sont soit des radicaux de droite laborieusement camouflés, soit des nationalistes has-been éternels”, a déclaré Bernd Posselt, membre du conseil d’administration de la CSU et ancien eurodéputé. (Claire Stam, Euractiv.de)

MADRID

Pedro Sánchez offre une « troisième voie ». Le Premier ministre espagnol par intérim et chef du parti socialiste Pedro Sánchez a expliqué à ses collègues les détails de l’offre qu’il prévoit de soumettre aujourd’hui au parti de gauche Unidas Podemos, afin de débloquer la crise politique actuelle et éviter de nouvelles élections, a rapporté EFE, le partenaire d’EURACTIV.

VARSOVIE

Mike Pence à Varsovie. Le vice-président américain, Mike Pence, a rencontré le président polonais Andrzej Duda. Il a déclaré que la Pologne travaillait d’arrache-pied pour mettre en place un régime d’exemption de visa à l’intention des citoyens se rendant aux États-Unis. Parmi les autres sujets abordés figuraient également la coopération en matière de défense, d’énergie et l’état de droit.

La Pologne et les États-Unis ont également signé un document sur la coopération technologique 5G, qui préconise un contrôle plus strict des investisseurs étrangers dans le développement du réseau 5 G. (Łukasz Gadzała, Euractiv.pl)

PRAGUE

L’enquête contre Babiš interrompue. Le procureur de la République tchèque a changé d’avis et a mis fin aux poursuites contre le Premier ministre Andrej Babiš et sa famille pour fraude présumée avec l’argent européen. Une décision très attendue doit maintenant être réexaminée par le procureur général, mais elle a déjà suscité de vifs débats sur la crédibilité du système judiciaire tchèque. (Aneta Zachová, Euractiv.cz)

SOFIA

La Bulgarie fait son shopping. Le ministre de la Défense, Krassimir Karakachanov, a annoncé lundi que le gouvernement devrait conclure d’ici la fin de l’année un accord pour l’acquisition de deux patrouilleurs militaires, pour un coût approximatif de 500 millions d’euros. Trois entreprises se sont présentées, deux offres étaient inférieures au budget et une supérieure. La principale difficulté de l’accord est que l’un des navires doit être construit sur place. L’autre difficulté est que le ministère de la Défense prévoit de rembourser le constructeur naval sur une période de neuf ans. (Georgi Gotev, Euractiv.com)

LJUBLJANA

Le développement durable au Bled. Le ministre slovène des Affaires étrangères Miro Cerar (SMC-RE) a débuté Le Forum stratégique de Bled (BSF) en déclarant : “la sonnette d’alarme a bien été tirée et elle nous concerne tous”. Une multitude d’accords internationaux ont été établis, mais il faut désormais faire preuve de bonne volonté pour les appliquer. “Nous devons nous atteler au développement durable à tous les niveaux : individuel, national et européen”,  déclaré le Premier ministre slovène Marjan Šarec (LMŠ-RE). “La stabilité et la sécurité n’ont jamais été aussi liées à la durabilité qu’aujourd’hui”, a-t-il ajouté. (Željko Trkanjec, Euractiv.hr)

ZAGREB

Fin de l’immunité parlementaire. Une commission parlementaire a privé le député Lovro Kuščević (HDZ-PPE), ancien ministre de l’administration publique et secrétaire du parti, de son immunité parlementaire à la demande du ministère public (DORH), afin d’engager des poursuites pénales pour abus de pouvoir. C’est un coup dur pour le Premier ministre, Andrej Plenković, qui avait défendu Lovro Kuščević lorsque le scandale avait éclaté il y a trois mois. (Željko Trkanjec, EURACTIV.hr)

BELGRADE

Si la Serbie n’obtient rien en retour, elle ne reconnaitra pas le Kosovo. Le président serbe, Aleksandar Vučić, a déclaré que “dès la mise en place du gouvernement du Kosovo, la Serbie sera soumise à de fortes pressions pour reconnaître son indépendance. ‘Il y aura une grande pression (externe), et ils vont la combiner avec la pression interne. Il y aura des pressions pour reconnaître l’indépendance du Kosovo sans compromis, sans rien. Un compromis est une solution, mais il est hors de question que la Serbie n’obtienne rien et que vous receviez tout’, a-t-il affirmé. (beta.rs, Euractiv.rs)

 

 

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