Le Parlement européen présente une résolution pour déclarer l’UE zone de liberté pour les LGBTIQ

La députée européenne Terry Reintke, coprésidente de l’intergroupe LGBTIQ du Parlement européen, a appelé à l’élaboration d’un cadre réglementaire plus strict, pour que les fonds européens ne puissent être dépensés que dans projets respectant les valeurs fondamentales. EPA-EFE/PATRICK SEEGER [EPA-EFE/PATRICK SEEGER]

La députée européenne Terry Reintke, coprésidente de l’intergroupe LGBTIQ du Parlement européen, a appelé à l’élaboration d’un cadre réglementaire plus strict, pour que les fonds européens ne puissent être dépensés que dans projets respectant les valeurs fondamentales.

« Nous avons vu par le passé que, dans certains cas, les fonds européens étaient utilisés à mauvais escient, au lieu d’être injectés dans la mise en avant de l’égalité et des valeurs fondamentales », a fait savoir Mme Reintke au cours d’un webinaire lors duquel elle a présenté une résolution parlementaire pour déclarer l’UE zone de liberté pour les LGBTIQ.

La résolution vient tacler les « zones libres de toute idéologie LGBT » introduites par certaines autorités locales en Pologne et condamnées par le Parlement européen en décembre 2019.

"Malgré l'urgence de la crise sanitaire, l'aggravation des inégalités hommes-femmes a très vite été soulignée"

En cette 46e Journée internationale du droit des femmes, le bilan est mitigé. Si des avancées ont été notables, comme l’arrivée dans certains pays dont la France de la diplomatie féministe, beaucoup de progrès restent à accomplir. Interview.

D’après Terry Reintke, la résolution vise à « faire davantage pression sur la Commission européenne pour qu’elle lance des actions » en faveur de la communauté LGBTIQ, toujours fortement touchée par la violence et la discrimination à travers le navire européen.

La Hongrie et la Pologne ne sont pas les seules nations ciblées par la résolution, a expliqué Mme Reintke, arguant que la situation « demeure inquiétante » au sein de l’ensemble du bloc.

 La résolution est principalement symbolique et n’entraînera pas quelconque procédure politique ou conséquence juridique directe. Néanmoins, l’intergroupe entend amorcer une discussion avec les leaders politiques aux niveaux national, régional et local afin de réfléchir aux mesures concrètes qui peuvent être prises.

« Nous voulons voir ce que les autres acteurs ont à dire, nous voulons comprendre ce qui peut être fait au niveau politique et par la société », a appuyé la députée allemande, invitant le Portugal à élever cette question au rang des priorités lors de sa présidence tournante de l’UE.

Miguel Chambel, coordinateur pour l’intergroupe LGBTIQ au Parlement, a souligné que le chemin était encore long pour garantir l’égalité, mettant en exergue la nécessité de prendre des mesures législative ou politique à l’échelle nationale et européenne.

« Celles-ci pourraient s’ajouter à la liste des crimes proposée par la Commission européenne dans le but de garantir une protection harmonisée pour tous les citoyens. »

M. Chambel s’est également prononcé en faveur de la création de « formations à l’intention des agents de police, pour que ceux-ci soient en mesure d’identifier les crimes de haine à caractère homophobe », avançant que « de nombreuses lacunes perdurent à cet égard » dans beaucoup d’endroits.

Supporter

Measure co-financed by the European Union

Le contenu de cette publication représente uniquement le point de vue de l'auteur et relève de sa seule responsabilité. La Commission européenne n'accepte aucune responsabilité quant à l'utilisation qui pourrait être faite des informations contenues.

Subscribe to our newsletters

Subscribe
Contribuer