Le Parlement européen établit une feuille de route de deux ans sur la diversité

Le plan approuvé par le Bureau du Parlement, qui comprend son président et ses vice-présidents, couvrira le handicap, les questions LGBTIQ+ et la diversité raciale et ethnique, a déclaré l’assemblée de l’UE dans un communiqué, dans le cadre des plans visant à devenir «  un lieu de travail pleinement inclusif et respectueux  ». [Roman Yanushevsky/Shutterstock]

La direction du Parlement européen a adopté lundi 29 novembre une «  feuille de route  » sur deux ans grâce à laquelle elle espère «  intensifier les efforts pour parvenir à une administration plus inclusive  ».

Le plan approuvé par le Bureau du Parlement, qui comprend son président et ses vice-présidents, couvrira le handicap, les questions LGBTIQ+ et la diversité raciale et ethnique, a déclaré l’assemblée de l’UE dans un communiqué, dans le cadre des plans visant à devenir «  un lieu de travail pleinement inclusif et respectueux  ».

L’un des objectifs en matière de lutte contre le racisme est de favoriser la diversité ethnique au sein du personnel du Parlement. Le Parlement affirme que «  l’expérience des collègues internes issus de diverses origines ethniques doit être écoutée et leurs doléances évaluées  ».

Parallèlement, il prévoit également de «  tendre activement la main aux groupes les moins représentés et de soutenir les programmes de promotion de talents afin d’accroître la diversité du Parlement  ».

L’administration du Parlement réalisera également une enquête anonyme auprès du personnel, ajoutant que «  la diversité des collègues, leur perception de l’inclusivité du Parlement en tant que lieu de travail et l’efficacité de ses actions en faveur de la diversité fourniront des données clés pour de nouveaux progrès  ».

Ce plan est le dernier d’une série de campagnes menées par les institutions de l’UE pour aborder la question de la diversité. La Commission européenne a présenté un plan d’action européen contre le racisme en septembre dernier, dans le sillage des manifestations de Black Lives Matter, et a nommé Michaela Moua comme première coordinatrice européenne de la lutte contre le racisme plus tôt cette année.

La commissaire européenne à l’Egalité, Helena Dalli, a promis en septembre dernier que la Commission procéderait à une «  introspection au sein des services de la Commission et nous nous efforcerons de faire en sorte que notre personnel reflète la société dans sa diversité  ».

La Commission a également lancé sa propre enquête sur la diversité auprès de ses 33  000 employés.

«  Je suis très heureux que nous ayons pu adopter à l’unanimité une feuille de route complète qui vise l’égalité tout en maintenant un dialogue étroit et productif avec les groupes de diversité au sein du Parlement, afin de garantir que ces mesures sont à la fois légitimes et efficaces  », a déclaré le vice-président Dimitrios Papadimoulis, président du groupe de haut niveau du Parlement sur l’égalité des sexes et la diversité.

«  Il s’agit d’une nouvelle occasion de consolider notre position d’institution de premier plan en matière de diversité. Il est également crucial de veiller à ce que l’administration du Parlement soit réellement représentative et accessible à tous. Maintenant, nous devons travailler ensemble pour mettre en œuvre ces mesures de manière opportune et efficace  », a ajouté M. Papadimoulis.

Cependant, en dépit de ses prétentions de leadership en matière de diversité, les institutions de l’UE ont dû faire face à des critiques selon lesquelles les personnes issues de minorités ethniques sont massivement sous-représentées, tant dans les postes politiques qu’administratifs.

L’UE n’a pas encore eu son premier commissaire non-blanc, et le Parlement actuel ne compte que 24 législateurs non-blancs sur 705. La situation est similaire au sein de la bureaucratie du Parlement.

Seul 1 % du personnel employé directement par les institutions européennes est issu d’une minorité, et les institutions ne collectent aucune donnée sur l’origine ethnique ou la religion des fonctionnaires européens.

Par le passé, les institutions européennes ont minimisé les critiques concernant leur bilan en matière de diversité, insistant sur le fait que le processus de recrutement pour devenir fonctionnaire européen — au cœur duquel se trouve l’examen du  concours européen  — est ouvert et accessible à tous.

En avril, la direction du Parlement avait adopté une feuille de route visant à atteindre l’égalité des sexes dans les processus politiques et dans son administration.

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