Les groupes socialement exclus doivent participer à la transition verte et numérique, selon Lisbonne

En renforçant leur chance d’intégration et de participation dans le marché du travail, les personnes socialement exclues pourraient contribuer au développement et à la cohésion de l’UE sur le plan de la diversité et de la pluralité. [Shutterstock/Melinda Nagy]

La secrétaire d’État portugaise à l’intégration et à la migration, Cláudia Pereira, a déclaré jeudi (15 avril) que les groupes victimes d’exclusion sociale devraient prendre part à la transition écologique et numérique afin de renforcer leur intégration dans le marché du travail.

À l’occasion de la visioconférence « Travailler ensemble pour les droits des Roms » célébrant l’adoption de la recommandation du Conseil de l’Union européenne sur l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms, Cláudia Pereira a souligné la place centrale du changement climatique et du numérique dans les sociétés contemporaines. De ce fait, le développement de ces secteurs économiques devrait également inclure les groupes victimes d’exclusion sociale.

En renforçant leur chance d’intégration et de participation dans le marché du travail, les personnes socialement exclues pourraient contribuer au développement et à la cohésion de l’UE sur le plan de la diversité et de la pluralité, a-t-elle fait remarquer.

Selon la représentante portugaise, les communautés roms sont les plus vulnérables et les premières victimes de discrimination à travers le navire européen.

La recommandation du Conseil offre « une continuité aux politiques européennes et nationales supposées lutter contre l’exclusion sociale et la discrimination à l’égard de la majorité de la population rom », a-t-elle fait savoir.

« L’élan inévitable » de la communication de la Commission européenne, à travers le cadre de l’UE pour les stratégies nationales d’intégration des Roms pour la période allant jusqu’en 2020, était « la première étape » dans beaucoup de pays vers l’introduction « de mesures systémiques et structurées concernant l’inclusion et la participation des groupes roms ».

« [Le cadre] a permis des développements majeurs, dans certains domaines plus que d’autres, mais les conclusions des évaluations réalisées par le Conseil, le Parlement et plusieurs organisations de la société civile à l’échelle européenne et nationale mettent en exergue la nécessité de renouveler et de renforcer l’engagement à l’égalité et à l’inclusion de la population rom. »

Pour un meilleur accueil des gens du voyage

Les Sénateurs ont débattu mardi (19 janvier) en séance publique une proposition de loi visant à consolider les outils des collectivités afin d’assurer un meilleur accueil des gens du voyage. Victimes de pauvreté et de discrimination, le nombre de personnes de la communauté Roms est estimé entre  250 000 et 300 000 en France et à 10 millions au sein de l’Union européenne.

La recommandation actuelle du Conseil appuie la définition, l’introduction et le contrôle de « la nouvelle génération de stratégies nationales sur l’inclusion efficace des citoyens européens roms, telle qu’entérinée dans les traités et les principes du Socle européen des droits sociaux », a renchéri Mme Pereira.

Parmi les recommandations soulignées par la secrétaire d’État lors de la réunion virtuelle figurent : le reflet de la diversité des communautés roms ; la lutte contre l’antitsiganisme et les discriminations envers les Roms ; le renforcement des partenariats en mettant l’accent sur la participation des Roms ; l’utilisation du portefeuille d’indicateurs destinés à mesurer l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms ; l’alimentation des rapports bisannuels et d’évaluation de la Commission au Parlement européen et au Conseil sur la mise en œuvre du cadre stratégique de l’UE pour l’égalité, l’inclusion et la participation des Roms.

Les 27 devraient « percevoir cette recommandation comme point de référence au cours de l’élaboration de leurs stratégies sur l’intégration des groupes les plus vulnérables et l’amélioration de leurs conditions de vie », et ce « en partageant [notamment] des formations afin que l’apprentissage commun et la coordination au niveau européen puissent accélérer les changements dans l’inclusion de tous les citoyens européens ».

« Les investissements dans l’accès à l’éducation de qualité pour les enfants roms et les jeunes commencent à porter leurs fruits, comme en témoignent nos évaluations bisannuelles sur le sujet. Pour l’heure, la formation pour les adultes, l’accès à l’emploi et un logement décent sont nos priorités phares », a-t-elle conclu.

Une nouvelle étude fait la lumière sur la discrimination au sein du système éducatif allemand

Des inégalités persistent parmi les Roms et les Sinti au sein du système éducatif allemand, comme le révèle une nouvelle étude. Plusieurs politiques exigent désormais que des mesures soient prises afin de résoudre cette problématique. Un article d’Euractiv Allemagne.

 

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