Exclu de l’UMP, l’eurodéputé Jérôme Lavrilleux devrait être évincé du PPE

Jérôme Lavrilleux au Parlement européen  ©Parlement européen

Jérôme Lavrilleux au Parlement européen ©Parlement européen

Après 4 mois d’incertitudes, l’eurodéputé Jérôme Lavrilleux a été exclu de l’UMP mardi 4 novembre. Une procédure qui ouvre la porte à son exclusion du groupe PPE au Parlement européen.  

Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à la présidence de l’UMP et ancien directeur adjoint de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy, a été officiellement exclu mardi 4 novembre du parti d’opposition.

Exclusion confirmée

Le bureau politique de l’UMP a entériné à l’unanimité moins deux abstentions cette décision attendue. Une procédure d’exclusion avait été engagée le 24 juin dernier à l’encontre de l’eurodéputé dans le sillage de l’affaire Bygmalion.

>>Lire : Un eurodéputé de l’UMP dans la tourmente suite à l’affaire Bygmalion

Jérôme Lavrilleux, à l’origine des révélations sur un système présumé de fausses factures durant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, s’était mis en congé de l’UMP le 15 octobre dernier, estimant son sort scellé d’avance.

« Le bureau politique, pour fonder cette décision, n’a pu faire que le constat du très grave préjudice subi par l’UMP », dit le parti dans un communiqué, évoquant une crise « sans précédent » qui a « posé la question de l’existence même de l’UMP ».

« Première victime dans cette affaire dite ‘Bygmalion’, l’UMP a porté plainte et s’est constituée partie civile. C’est de la justice et d’elle seule que l’UMP attend avec confiance la vérité, toute la vérité dans cette affaire. »

Quid du Parlement européen

La question de l’appartenance à l’UMP de Jérôme Lavrilleux maintenant réglée, son sort au sein du groupe parlementaire PPE au Parlement européen devrait rapidement se poser.

>>Lire : Le cas Lavrilleux risque de faire perdre un membre au PPE

Élu en mai 2014 député européen sur les listes de l’UMP, l’eurodéputé est maintenant membre du groupe PPE, principale force politique au Parlement de Bruxelles.  

Si Jérôme Lavrilleux a toujours fait part de sa volonté de rester affilié au PPE, son exclusion d’un des principaux partis politiques membre du PPE le met aujourd’hui dans une situation intenable.  

>>Lire : Menacé d’exclusion à l’UMP, Jérôme Lavrilleux s’accroche au PPE

 « Quelqu’un qui n’est plus membre de l’UMP ne peut plus être membre un PPE » avait déjà tranché Alain Lamassoure, président de la délégation française du PPE au Parlement européen, qui a affirmé fin octobre qu’il lancerait une procédure d’exclusion du PPE si l’UMP tranchait en ce sens.  

De son côté, l’ancien bras droit de Jean-François Copé a dénoncé « une justice d’exception avec un peloton d’exécution déjà réuni », des « règlements de comptes par personnes interposées » en visant nommément François Fillon « et sans doute Alain Juppé ».

Contexte

En France, les élections européennes du 25 mai 2014 ont fait du Front national le premier groupe parlementaire avec 25 % des voix et 24 députés, devant l'UMP et le PS.

Jean-François Copé, qui a assuré une bonne partie de la campagne de l'UMP pour les élections européennes a été mise en cause dans une affaire de factures douteuses réglées par le parti qu'il dirige a dirigé  depuis 2012 à la société Bygmalion. Cette affaire a obligé le président de l'UMP à démissionner, plongeant le parti de droite dans une profonde crise existentielle.  

Jérôme Lavrilleux, son ancien directeur de cabinet, est à  l'origine des révélations sur ce système présumé de fausses factures. 

 

Plus d'information

  • Règlement du groupe PPE au Parlement européen 

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