Bientôt une taxe pour les camions étrangers qui « ne font que traverser la France » ?

Le gouvernement songe à faire payer les poids lourds étrangers mais François de Rugy, ministre de la Transition écologique, dément le retour d’une écotaxe. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Le gouvernement travaille « sur une forme de vignette » visant notamment à taxer les « camions étrangers », dont certains « ne font que traverser la France », a indiqué François de Rugy, ministre de la Transition écologique, dimanche sur BFMTV.

Interrogé sur un éventuel retour de l’écotaxe poids-lourds, abandonnée en 2014 par le précédent gouvernement après plusieurs mois de manifestations, M. de Rugy a qualifié ce dispositif de « mauvais exemple d’une mauvaise gestion de la fiscalité écologique, donc on ne le refait pas ».

Un rapport rejette l’idée d’une écotaxe sur les camions étrangers

Dans un rapport, la mission parlementaire d’information sur l’écotaxe a rejeté l’idée de la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, d’appliquer la taxe poids-lourds uniquement aux camions étrangers traversant le territoire français.

Les camions étrangers « ne paient pas l’usure des routes »

« En revanche, nous travaillons, comme d’autres pays d’Europe d’ailleurs, sur une forme de vignette, notamment pour permettre de taxer en quelque sorte les camions étrangers qui ne font que traverser la France. Il y en a qui ne font même pas un plein de carburant, donc ils ne paient même pas les taxes sur les carburants et ils ne paient pas l’usure des routes », a-t-il déploré.

La fin de l’Eurovignette divise au niveau européen

Le Parlement européen pourrait statuer sur le remplacement obligatoire de l’Eurovignette par un système de péage, malgré les réticences des États membres.

« On va y travailler en 2019, nous voulons trouver la bonne solution en 2019 », a indiqué M. de Rugy, affirmant que cette taxe « peut être faite au niveau de la France, mais dans le cadre de la directive européenne sur cette question que nous respectons bien évidemment ».

« Ce n’est pas uniquement pour dire « on va taxer un peu plus les camions donc ce sera écologiquement vertueux ». Il faut bien des ressources pour financer les investissements sur le réseau routier et ferroviaire, pour qu’on ne subisse pas des phénomènes comme l’accident de Gênes », a ajouté le ministre.

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