La Commission soutient la modernisation et le développement des chemins de fer de l’UE

La commissaire européenne chargée de la cohésion et des réformes, Elisa Ferreira a assuré aux gouvernements européens qu’ils avaient son « soutien total pour développer l’utilisation du rail, tant pour les passagers que pour le fret ». [Shutterstock/encierro]

La commissaire européenne chargée de la cohésion et des réformes, Elisa Ferreira, a exprimé son soutien à l’expansion des chemins de fer dans l’Union européenne, appelant à investir dans la modernisation et les connexions régionales.

Mme Ferreira, qui s’exprimait lundi 29 mars lors de la séance de clôture de la conférence de lancement de l’Année européenne du transport ferroviaire 2021, organisée par la présidence portugaise de l’UE, s’est dite convaincue de l’importance cruciale du rail pour l’économie européenne et pour la stratégie verte de l’Europe, soulignant qu’il s’agit du mode de transport le plus sûr et, surtout, le plus durable.

Elle a assuré aux gouvernements européens qu’ils avaient son « soutien total pour développer l’utilisation du rail, tant pour les passagers que pour le fret », et c’est dans cette dimension que l’Europe est confrontée à un véritable défi.

« Nos données montrent que le rail ne représente que 10% du transport de passagers en Europe, contre 80% pour la route. C’est assez dramatique », a-t-elle déclaré, ajoutant que les chiffres pour le fret ne sont guère meilleurs, le rail représentant 18% du transport de marchandises, contre 75% pour la route.

Or, selon la commissaire, accroître l’utilisation du rail dans les deux cas pourrait « réduire considérablement les émissions de dioxyde de carbone et augmenter sensiblement la qualité de vie, plus de confort et de qualité, moins de congestion et de frustration ».

Elle a rappelé que l’UE a déjà investi dans les chemins de fer ces dernières années, prévoyant d’ici 2023 la construction d’environ 580 000 kilomètres de nouvelles lignes ferroviaires, ainsi que la reconstruction de près de 6 000 kilomètres de lignes ferroviaires existantes.

Selon Mme Ferreira, trois principes devraient guider les investissements dans les chemins de fer, à savoir la modernisation de l’infrastructure ferroviaire, ainsi que l’investissement dans des chemins de fer facilement accessibles et conviviaux, garantissant l’accessibilité pour tous les citoyens, notamment ceux à mobilité réduite.

« Il est toujours difficile en Europe d’acheter des billets pour des voyages transfrontaliers. Cela nécessite souvent deux billets provenant de deux sources différentes. Cela n’est pas acceptable. Le prix et les horaires sont rarement en harmonie », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d’une « meilleure intermobilité, où les passagers peuvent se rendre dans les trains, les aéroports et les métros avec des parkings à proximité ».

Enfin, elle a appelé à investir dans les connexions régionales, considérant que « de bonnes connexions sont vitales pour le développement régional ».

« Nous sommes prêts à investir dans cette interopérabilité par le biais des programmes de cohésion. Nous devons veiller à ce que les principales lignes européennes soient connectées aux lignes régionales, afin qu’aucune région, aucun pays, ne soit laissé pour compte ».

« Maintenant, plus que jamais, il est temps de développer l’utilisation du rail. Il est temps de veiller à ce que toutes les régions disposent d’infrastructures modernes et de réseaux de connexion solides. L’heure est venue de mettre en place des services plus intelligents, plus accessibles et davantage axés sur les utilisateurs. C’est le moment idéal pour l’Année européenne du rail », a-t-elle conclu.

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