Copenhague interdira les voitures essence et diesel en 2030

[Steve Heap / Shutterstock]

Le Danemark a annoncé le 2 octobre qu’il interdirait la vente de nouvelles voitures avec des moteurs à combustion d’ici à 2030. Le pays espère avoir un million de voitures électriques et hybrides sur les routes d’ici là.

Dans un discours devant le parlement, le Premier ministre Lars Løkke Rasmussen a déclaré que « les voitures au pétrole et au diesel au Danemark doivent faire partie du passé » et que « l’avenir est vert », tout en ajoutant que toutes les ventes de nouvelles voitures alimentées aux combustibles fossiles cesseront en 2030.

Le ministre de l’Énergie, Lars Chr. LilleHolt, a annoncé l’interdiction lors d’un conseil gouvernemental sur le climat la semaine dernière, mais n’avait pas précisé de calendrier.

« En seulement 12 ans nous interdirons la vente de nouvelles voitures à l’essence et au diesel. Et dans 17 ans, chaque nouvelle voiture au Danemark devra être électrique ou d’autres formes de voitures à émissions nulles », a déclaré Lars Løkke Rasmussen, laissant ainsi entendre que les voitures hybrides seront aussi éliminées en 2035.

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Le dirigeant danois a placé la barre très haut en estimant le nombre de voitures électriques qui seraient sur les routes en 2030 à un million. Il a toutefois reconnu que ce ne serait pas facile de rehausser l’ambition d’un demi-million convenue lors du conseil climat.

Le Danemark ne compte actuellement que 2 millions de voitures, donc cela représenterait la moitié de la flotte privée, sauf si les chiffres totaux gonflent entre temps.

Anders Stouge de la société Dansk Energi a réagi à l’annonce du Premier ministre sur Twitter : « le secteur de l’électricité est prêt à soutenir l’arrêt progressif des ventes des voitures à essence et diesel », et a déclaré que l’industrie devait fournir l’infrastructure nécessaire.

Les ventes de voitures électriques au Danemark sont pourtant en perte de vitesse depuis que le gouvernement a supprimé un programme incitatif début 2017. En 2015, 4 762 ventes ont été enregistrées, mais ce nombre a chuté à 1 438, puis à 913 dans les années suivantes.

En 2017, les ventes de véhicules électriques ne représentaient que 0,4 % du marché, alors que ce pourcentage est de 5,3 % en Suède et de 39 % en Norvège.

C’est en réalité le gouvernement de Lars Løkke Rasmussen qui a décidé de supprimer l’exemption des frais d’immatriculation pour les voitures électriques, préférant plutôt un système égalitaire avec les véhicules traditionnels pour 2022.

Désormais, s’il veut aligner le marché avec ses projets ambitieux, le Premier ministre danois devra remettre en place un système fiscal incitatif. Le Danemark n’ayant pas d’industrie automobile nationale, il impose des taxes à l’importation qui ont par le passé déjà atteint 180 %.

La semaine prochaine, le gouvernement entrera dans les détails et révèlera son plan pour le climat. Il précisera la manière dont le pays compte réduire les émissions de plusieurs secteurs comme le transport et l’agriculture. Le gouvernement espère libérer le secteur de l’électricité de tout combustible fossile d’ici à 2050.

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