Des ONG environnementales critiquent la fiscalité écologique

Le gouvernement est accusé de ne pas aller assez vite dans le développement d'alternatives à la voiture. [PK.Inspiration_06/Shutterstock]

Une vingtaines d’associations demandent au gouvernement d’« aider ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer autrement ». Elles réclament un plan pour développer des moyens de transports alternatifs. Un article de notre partenaire Ouest-France.

À cinq jours des manifestations des « gilets jaunes » contre la hausse des taxes sur les carburants, les 22 associations membres du Réseau Action Climat (comme France Nature Environnement, Greenpeace, WWF ou Oxfam) lancent un appel au gouvernement, dans une tribune publiée sur FranceInfo.fr.

Pour ces ONG, « les prises de parole de responsables politiques de tous bords alimentent les tensions autour de la hausse des prix des carburants, quand ils dénoncent à tout va la fiscalité écologique. Ces mêmes responsables placent pourtant l’urgence climatique et la lutte contre la pollution de l’air parmi leurs priorités ».

La polémique sur la taxe carbone souligne les ratés de la fiscalité écologique

Entreprises et particuliers ne paient pas le carbone au même prix selon s’ils sont soumis au marché du carbone européen ou à la taxe carbone française. Les exonérations multiples ne facilitent pas l’acceptabilité du prix du carbone.

Politique incohérente

Le gouvernement est « responsable de la crise en cours, puisqu’il tarde à mettre en place des mesures suffisamment ambitieuses pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer autrement », estiment-elles.

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/2-trillion-investors-challenge-55-companies-on-climate-lobbying/

« Il faut libérer notre pays de son addiction au pétrole, selon les ONG. Cela exige une action de la part des pouvoirs publics reposant sur des solutions d’urgence à mettre en place pour ne laisser personne sur le carreau de la transition écologique. »

Une loi mobilités attendue

Elles mettent en avant le cas des populations qui ne peuvent pas faire autrement que d’utiliser une voiture, à cause de leur situation géographique. « C’est à ces citoyens que le gouvernement doit apporter de manière urgente un soutien financier, pour leur permettre de faire face à la hausse du prix des carburants. »

Les ONG attendent beaucoup de la loi mobilités qui doit être présentée en Conseil des ministres le 21 novembre. Les thèmes des transports en commun, de la place réservée au vélo, du désenclavement des territoires et de la lutte contre l’étalement urbain seront particulièrement scrutés.

Paris et Bruxelles militent pour une journée sans voiture européenne

Les maires de Bruxelles et Paris appellent à une journée sans voiture européenne afin de réduire la pollution de l’air. Un fléau qui provoque 400 000 décès prématurés chaque année, selon un rapport de la Cour des comptes.

Subscribe to our newsletters

Subscribe