Mauvaise note climatique pour les grandes nations maritimes européennes

Le 3 avril, l’OMI devrait accepter un plan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant du secteur maritime. [Shutterstock]

La Grèce, Chypre, l’Italie, le Portugal et la Croatie sont à la traîne en matière d’action climatique à l’Organisation maritime internationale.

Malte, la Grèce et Chypre sont en bas du classement en raison « de leur ambition quasi inexistante dans les négociations climatiques », a déclaré l’association Transport&Environnement (T&E) dans un rapport publié le 22 mars.

L’Allemagne, la Belgique et la France, en revanche, ont été félicitées pour avoir milité en faveur d’une action climatique ambitieuse à l’Organisation maritime internationale (OMI).

« Lorsque le Parlement européen a exigé que des mesures soient prises sur les émissions de CO2, les puissances maritimes européennes ont répliqué que l’UE ne devrait pas réglementer le transport maritime, car tout le monde faisait de son mieux pour faire évoluer la situation », a déclaré Faig Abbasov, chargé du transport maritime du T&E.

« Ces mêmes États travaillent à présent pour enrayer les progrès concernant la mise en place d’un accord climatique sur le transport maritime à l’OMI », estime-t-il.

La veille de la publication du classement du T&E, les experts climatiques des États membres de l’UE se sont penchés sur les émissions de CO2 du transport maritime lors d’un groupe de travail du Conseil.

Le 3 avril, l’OMI devrait accepter un plan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant du secteur maritime. Cependant, les pays de l’UE du Sud et de l’Est sont généralement beaucoup moins ambitieux que leurs homologues du Nord, a indiqué T&E.

Le transport maritime est responsable de 3 % du CO2 produit dans le monde, mais il reste l’un des rares secteurs de l’économie mondiale sans objectifs spécifiques de réduction d’émissions, et à ne pas être couvert par l’Accord de Paris sur le climat.

Les pays européens sceptiques sur l'application de l'ETS au transport maritime

Les ministres de l’Environnement se sont rencontrés le 28 février à Bruxelles pour se pencher sur la révision du système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS) après 2020.

L’année passée, le Parlement européen a soutenu un amendement à la législation européenne sur le transport maritime pour intégrer le transport maritime au système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS), le plus grand marché de carbone au monde et l’une des politiques phares de l’UE en matière de lutte contre les changements climatiques.

L’amendement prévoit de faire tomber le transport maritime sous le coup de l’ETS d’ici à 2023, à moins que l’OMI ne mette en place des mesures mondiales pour réduire les émissions du secteur avant 2022.

L’OMI se réunira en avril 2018 pour adopter sa stratégie initiale, plus de 20 ans après que le Protocole de Kyoto le lui a demandé en 1997.

Les points clés étudiés lors des négociations seront : un accord sur un objectif de réduction des émissions à long terme, un engagement pour une action immédiate et la présélection de mesures de réduction à court, moyen et long terme.

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