Jusqu’à 90 perturbateurs endocriniens dans les rivières françaises

Les rivières françaises brassent en moyenne 41 pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens par département, révèle un rapport publié ce 16 avril par l’association Générations futures. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Glyphosate, atrazine, métolachlore… Si la présence de pesticides dans les eaux de surface est connue, cette étude précise l’étendue de la contamination par des substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens (PE). Basée sur les données des agences de l’eau de 2015, elle révèle que chaque département en compte en moyenne 41 dans ses rivières.

De 4 à 90 substances

Avec des différences notables selon les départements. La Corse du Sud n’en affiche que 4. Le Calvados en compte 22 fois plus (90 substances). Une série de cartes montre l’étendue des contaminations par substance.

Perturbateurs endocriniens: la faune sauvage peu prise en compte

Moins bien décrit que chez les humains, l’effet des perturbateurs endocriniens sur la faune n’en est pas moins préoccupant et les systèmes d’évaluation s’avèrent impuissants à le prendre réellement en compte. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Glyphosate en tête

Herbicide préféré des agriculteurs, le glyphosate de Monsanto est présent dans 37 départements, dont la Seine à Paris. Il est suivi par l’atrazine-déséthyl (30 départements) et le métolachlore (15 départements), deux herbicides interdits depuis 2003. Au total, l’association Générations futures a recherché, sur l’ensemble du territoire, 232 substances actives ou de métabolites pouvant avoir des propriétés de perturbateur endocrinien.

L'UE aurait réautorisé le glyphosate sur le conseil des industriels

Une partie de l’évaluation des risques liés au pesticide a été directement écrite par l’industrie. Une étude commanditée par des eurodéputés met en lumière un vaste plagiat.

Données manquantes

Présents dans les pesticides, mais aussi les détergents, plastiques, peintures, cosmétiques et textiles, les PE sont des substances ou des mélanges chimiques interférant avec le système hormonal. Avec des effets négatifs potentiels sur la croissance, la fertilité et le comportement. Ils peuvent aussi provoquer certains cancers. En l’absence de liste officielle, l’ONG s’est servie de la base de données TEDX, qu’elle considère comme la plus complète. La France s’est engagée à les classer d’ici 2021 en trois catégories (suspecté, présumé et avéré). «Il est plus que temps d’agir. Notre environnement et la biodiversité souffrent de ces expositions à de trop nombreux polluants», a déclaré François Veillerette, directeur de Générations futures.

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