La pollution atmosphérique fait tousser dans les salles de classe

L’air intérieur des écoles maternelles et primaires est contaminé par les polluants atmosphériques, révèle une étude publiée ce 18 septembre par l’association Health and environment Alliance (Health) et réalisée dans 50 écoles européennes dont six parisiennes. Un article de notre partenaire le Journal de l’environnement

La pollution atmosphérique est un passe-muraille. La piètre qualité de l’air extérieur, déjà relevée aux abords des écoles par l’association Respire en mars, ne s’avère pas meilleure à l’intérieur des salles de classe. C’est ce que montre cette nouvelle étude réalisée au printemps dernier dans 50 écoles primaires de 6 villes européennes[1] (Berlin, Londres, Paris, Madrid, Sofia et Varsovie).

À l’intérieur des 6 écoles maternelles et primaires parisiennes, de fortes concentrations de dioxyde d’azote (de 17 à 24 microgrammes par mètres cubes) ont été observées, alors qu’aucune source de NO2 n’était présente sur place. Les émissions indésirables proviennent donc de l’extérieur de l’école et en particulier du trafic routier. À l’extérieur de l’un des établissements, le plafond autorisé dans l’UE (40 ?g/m3) a même été dépassé (52 ?g/m3).

La pollution de l’air fait tousser les écoliers de Paris et Marseille

Publiées ce 28 mars par les associations Respire et Greenpeace, deux cartographies permettent de connaître l’exposition précise aux principaux polluants atmosphériques des établissements scolaires de Paris et Marseille. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Des particules fines dans les salles de classe

Les particules fines pénètrent aussi l’intérieur des classes, avec des concentrations oscillant entre 2 et 10 ?g/mpour les PM 2,5 et entre 5 et 15 ?g/mpour les PM10. Des résultats inquiétants même s’ils restent au-dessous des normes européennes et de l’OMS[2]. Aucune limite spécifique n’est en effet établie pour l’exposition des jeunes enfants. À l’extérieur des établissements, en revanche, les concentrations de PM10 dépassent les recommandations de l’OMS.

Les émissions de CO2 ont aussi été analysées. Résultat : dans 4 cas sur 6, elles dépassent la recommandation de 1 000 particules par million (ppm) citée par l’Anses[3]. Ce qui présente des risques importants pour la santé des enfants et implique de mieux ventiler les salles de classe.

Restrictions de circulation

Le rapport de HEAL, associant France Nature Environnement, se conclut par plusieurs recommandations à l’attention des pouvoirs publics. À commencer par le renforcement du contrôle de la qualité de l’air dans les écoles. Ensuite une réduction généralisée du trafic autour des établissements par la mise en place systématique de zones à circulation restreinte, avec des contrôles réguliers sur le respect des vignettes Crit’Air, et des sanctions dissuasives en cas de non-respect.

 

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