Le trafic du bois profite du coronavirus en Roumanie

Les ravages de la déforestation dans les Carpates. [Shutterstock/cge2010]

Des milliers d’hectares ont encore été dévastés dans la dernière grande forêt primaire d’Europe, ces derniers mois. Les autorités sont dépassées. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

En matière de disparition de forêts, la Roumanie se pose là. En vingt-cinq ans, des dizaines de milliers d’hectares y ont été coupés illégalement, soit au moins 80 millions de m3 de bois. Des chiffres avancés par les autorités, sans doute sous-estimés.

C’est dire si l’annonce, en pleine épidémie de Covid-19, de nouvelles coupes illégales, par le ministre de l’Environnement Costel Alexe, n’avait en soi rien d’une surprise. Sauf qu’il s’agit de la disparition, excusez du peu, de 100 000 m3 !

L’une des plus grosses coupes illégales de ces dernières années a eu lieu dans le département des Maramures, à la frontière ukrainienne. Un point chaud du trafic. Selon le dernier rapport de Greenpeace (2018), la moitié des coupes illégales vient de là. Plus grave, ce sont souvent des pans entiers de la plus grande forêt primaire d’Europe qui s’envolent.

En Europe, deux espèces d'arbres sur cinq sont menacées

L’érosion de la biodiversité touche bien plus les animaux que les végétaux, croit-on… à tort. Selon la Liste rouge de l’UICN, 42 % des espèces d’arbres originaires d’Europe sont menacées. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Six agressions mortelles

Personne, pas même la Commission européenne qui exige régulièrement du pays qu’il respecte la législation sur le bois, ne parvient à endiguer le fléau. Bucarest est dépassée. Et rejette implicitement la faute sur les autorités de Maramures : Costel Alexe a déclaré que les 100 000 m3 de coupes s’étaient étalées sur huit années sans que personne ne signale rien

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