Les premiers bus à hydrogène entrent en service en France

Un bus à hydrogène à Berlin [@CC-BY-SA 4.0 Matti Blume]

Deux bus à hydrogène sont entrés en exploitation commerciale aujourd’hui entre Versailles et Jouy-en-Josas (78), en Ile-de-France. Une première dans l’Hexagone. Un article de notre partenaire Le Journal de l’environnement.

Ils roulent depuis le 9 septembre. Mais la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse les a inaugurés ce jeudi. « Ils », ce sont les deux premiers bus à piles à combustible à entrer en exploitation commerciale. « C’est une première française, une première nationale. Les premiers bus à hydrogène avec des passagers », s’est-elle félicitée. Ces véhicules nouvelle génération assurent le service sur la ligne 264, entre les communes de Versailles et Jouy-en-Josas dans les Yvelines (78).

Lever les freins à l’hydrogène

Une première certes, mais pour Valérie Pécresse priorité est donnée à l’expérimentation avant d’envisager un développement plus massif de lignes de bus à hydrogène, pour les JO 2024 par exemple. « Mon objectif à court terme, c’est de déployer des territoires à hydrogène en Île-de-France, des territoires tests (…) On dispose d’une palette de technologie, l’électricité, le gaz et à présent l’hydrogène. Il nous faut trouver des sites pour installer des bornes de recharge à hydrogène. » Ile-de-France mobilité, qui finance plus de la moitié du projet, abonde dans ce sens dans son communiqué : Ici, « L’objectif (…) est de tester les performances de ce type de véhicule au niveau de la consommation, de l’autonomie, de l’ensemble des coûts d’exploitation et de maintenance, ainsi que de leur tenue technique ». Et ce, pendant sept ans.

Plus généralement, l’autre défi consiste en la baisse des coûts de l’hydrogène. Un sujet largement abordé lors de cette inauguration. Géric Bigot, le président de la Savac (transporteur yvelinois) a rappelé qu’un : « bus à hydrogène c’est 850 000 € par véhicule. » Alors qu’un bus électrique coûte 500 000 € quand l’addition pour un diesel est de 240 000 €. Pierre-Etienne Franc, directeur de l’activité mondiale hydrogène énergie chez Air Liquide (groupe de gaz industriels) assure qu’en produisant des véhicules en série, les prix devraient baisser : « Il nous faut augmenter la production et multiplier les bornes de recharge. Mais il nous faut aussi une volonté politique. Il faut trouver des terrains (…) il faut identifier les lieux où l’on peut faire des stations afin de recharger beaucoup de véhicules. À partir de là, il est facile de développer la viabilité de l’hydrogène ».

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