L’Europe spatiale s’apprête à lancer Quantum, premier satellite « flexible »

Une fois placé en orbite géostationnaire (à environ 35.000 km de la Terre), ce satellite opéré par Eutelsat offrira la capacité d'être entièrement reconfiguré du sol, sur une durée de vie de 15 ans. [Andrey Armyagov/Shutterstock]

Le satellite Quantum, premier satellite commercial « flexible » qui pourra être reprogrammé en orbite, sera lancé le 27 juillet de Kourou (Guyane française) par une fusée Ariane 5, a annoncé mardi l’agence spatiale européenne (ESA).

Une fois placé en orbite géostationnaire (à environ 35.000 km de la Terre), ce satellite opéré par Eutelsat offrira la capacité d’être entièrement reconfiguré du sol, sur une durée de vie de 15 ans.

Un logiciel de paramétrage en fera « le premier satellite à être en mesure de s’adapter à tout moment aux besoins du client et desservir n’importe quelle région du globe », a expliqué l’ESA dans un communiqué.

« Plutôt que d’effectuer une transmission par faisceau fixe, Quantum permettra aux utilisateurs de décider de l’orientation de leurs faisceaux », détaille l’agence publique (22 Etats membres).

A bord, une une nouvelle antenne réseau dite « à commande de phase », le rendra capable de changer en temps réel de zone géographique, pour fournir telle ou telle région du monde en télécommunications, ou de se déplacer virtuellement pour suivre des avions ou des navires.

La reconfiguration entre deux missions ne prendra que « quelques minutes », a détaillé Frédéric Piro, directeur de programme Eutelsat Quantum, lors d’un point presse.

Le nouveau programme spatial de l'UE prend son envol

L’Europe doit jouer son rôle de leader en matière de durabilité de l’espace et pourrait contribuer de plus en plus à la création d’un cadre réglementaire, a déclaré le chef de l’Agence spatiale européenne (ESA) à EURACTIV lors du lancement du nouveau programme spatial de l’UE.

Eutelsat n’a pas précisé quels seraient les premiers clients de Quantum.

Le satellite, qui pèse 3,5 tonnes, a été développé dans un partenariat de l’ESA avec Eutelsat, démarré en 2015.

Il a été construit par Airbus Defence System, maître d’oeuvre, et le britannique Surrey Satellite Technology, fournisseur de la plateforme.

Son budget global s’élève à plus de 200 millions d’euros, dont près de 80 millions d’euros investis par l’ESA.

« Nous recherchons la flexibilité car lorsqu’un satellite est lancé, la demande et les marchés peuvent varier dans le temps. Un satellite qui n’est pas ‘figé’ et peut s’adapter aux clients permet d’avoir une perspective plus robuste », a détaillé à l’AFP Elodie Viau, directrice des télécommunications et des applications à l’ESA.

Thomas Pesquet prêt à s'élancer dans le vide spatial

Objectif : aller déployer les panneaux solaires à bâbord de l’ISS, tout au bout du mastodonte grand comme un terrain de football.

Subscribe to our newsletters

Subscribe