Traité sur la haute mer : les négociations avancent à petits pas

Assemblée générale de l'ONU [EPA-EFE/JUSTIN LANE]

La troisième session des négociations sur la préservation de la biodiversité en haute mer se sont conclues le 30 août à New York avec l’ossature d’un futur traité. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Les quatre thèmes étaient au rendez-vous. Le partage des avantages des ressources génétiques marines, les outils de gestion des zones marines dont les aires marines protégées, l’évaluation des impacts environnementaux et les transferts de technologie. Sans surprise, ce sont les deux premiers qui ont généré les principaux blocages, selon Klaudija Cremers, chercheuse en gouvernance internationale de l’océan à l’Iddri. « Jusqu’à présent, les États avaient fait de grandes déclarations pour préciser leur position. Cette fois-ci, ils sont entrés dans les discussions de fond, même s’il reste encore beaucoup d’incertitudes », note la chercheuse.

Modalités du partage

« Les États s’avèrent notamment favorables à inscrire les modalités du partage des avantages de l’exploitation des ressources marines génétiques dans le texte du traité, sans le reporter à de futures négociations au sein des conférences des parties. Ils sont aussi d’accord pour prendre en compte les avantages non monétaires », ajoute-t-elle. De grandes incertitudes règnent encore quant aux destinataires des avantages récoltés et au caractère obligatoire du partage.

« Des progrès parfois lents »

De son côté, Greenpeace relève une volonté politique insuffisante au regard de l’urgence de la situation. « Il est très décevant de constater que les ambitions ne correspondent pas au niveau d’urgence requis pour sauver nos océans contre le changement climatique et la perte massive de biodiversité à laquelle nous faisons face », estime l’ONG. Plus mesurée, Pew regrette aussi que « les progrès sont parfois lents ».

La prochaine session des négociations onusiennes se tiendra du 23 mars au 3 avril 2020. Ce ne sera peut-être pas la dernière, certains États estimant que des sessions supplémentaires seraient nécessaires.

La Méditerranée détient le record de déchets marins en Europe

Mare nostrum est la mer la plus polluée d’Europe par des déchets, selon une étude menée par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) sur 20 ans. Un article de notre partenaire le Journal de l’Environnement.

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